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Washington offre 10 millions de dollars pour éviter toute interférence dans l'élection présidentielle

Mike Pompeo, le 5 août 2020 lors d'une conférence de presse à Wahsington

Mike Pompeo, le 5 août 2020 lors d'une conférence de presse à Wahsington - Pablo Martinez Monsivais © 2019 AFP

Le chef de la diplomatie américaine a annoncé que les États-Unis accorderont une récompense pouvant aller jusqu'à 10 millions de dollars pour l'arrestation de tout acteur étranger interférant dans l'élection présidentielle.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a annoncé mercredi que les Etats-Unis accorderaient une récompense de 10 millions de dollars pour l'arrestation de tout acteur étranger interférant dans les élections de novembre.

Les Etats-Unis "offrent une récompense pouvant aller jusqu'à 10 millions de dollars pour une information permettant d'identifier ou de localiser toute personne qui, agissant selon les ordres ou sous le contrôle d'un gouvernement étranger, interfère dans les élections américaines", a déclaré le secrétaire d'Etat américain au cours d'une conférence de presse.

Les Etats-Unis encouragent toute personne disposant d'informations sur des ingérences étrangères dans les élections américaines, "par le biais de certaines cyberactivités illégales", à contacter le gouvernement américain ou l'ambassade des Etats-Unis la plus proche, a précisé le département d'Etat dans un communiqué.

Le programme de récompenses financières pour l'arrestation de personnes recherchées par la justice américaine est géré par le département d'Etat. Depuis sa création en 1984, plus de 150 millions de dollars ont ainsi été versés à une centaine de personnes dans le monde, souligne le communiqué.

Les regards tournés vers la Russie

Les dirigeants démocrates au Congrès américain se sont déclarés le mois dernier très "préoccupés" par une campagne de désinformation orchestrée depuis l'étranger, qui vise selon eux à peser sur la présidentielle du 3 novembre.

Les services de renseignement américains accusent tous la Russie de s'être ingérée dans l'élection présidentielle de 2016, notamment à l'aide de pirates informatiques et de campagnes massives sur les réseaux sociaux, pour favoriser la candidature de Donald Trump et gêner sa rivale démocrate Hillary Clinton, ce que Moscou a toujours fermement démenti.

En février, des responsables du renseignement ont mentionné de nouvelles interférences russes dans la campagne 2020, toujours destinées à favoriser Donald Trump, lors d'un briefing au Congrès censé rester confidentiel, mais qui avait fuité dans les médias.

H.G. avec AFP