BFMTV

Turquie: le principal rival d'Erdogan "accepte" les résultats des élections

Recep Tayyip Erdogan célèbre sa victoire au siège de l'AKP, à Ankara, le 25 juin 2018.

Recep Tayyip Erdogan célèbre sa victoire au siège de l'AKP, à Ankara, le 25 juin 2018. - - Adem Altan - AFP

Muharrem Ince, principal rival de Recep Tayyip Erdogan à la présidentielle en Turquie, a reconnu sa défaite ce lundi et appelé le chef de l'Etat reconduit à être le président de "tous" les Turcs.

Le principal rival du président turc Recep Tayyip Erdogan aux élections en Turquie, Muharrem Ince, a annoncé ce lundi "accepter" sa défaite et exhorté le chef de l'Etat à être le président de "tous" les Turcs.

"Embrassez tout le monde"

"J'accepte les résultats de ces élections", a déclaré Muharrem Ince lors d'une conférence de presse à Ankara, appelant Recep Tayyip Erdogan à être "le président de 81 millions de Turcs".

"Monsieur Erdogan, arrêtez désormais de vous comporter comme le secrétaire général de l'AKP (le parti au pouvoir. Soyez le président de 81 millions de Turcs", a-t-il ajouté. "Embrassez tout le monde".

Muharrem Ince, un député pugnace qui a porté les couleurs du CHP, le principal parti d'opposition, à la présidentielle, s'était imposé comme le principal rival de Recep Tayyip Erdogan. Selon l'agence étatique Anadolu, il a récolté près de 31% des voix, loin derrière le président sortant qui l'a emporté dès le premier tour.

Un "régime autocratique" 

Critiquant l'entrée en vigueur d'une réforme constitutionnelle voulue par Recep Tayyip Erdogan qui renforce considérablement les pouvoirs du président, Muharrem Ince a estimé que la Turquie était désormais passée sous "un régime autocratique".

S'il a reconnu qu'il s'était fixé l'objectif de "35% des voix", il a toutefois souligné que le score réalisé par lui et par son parti était le plus élevé pour le CHP "depuis 41 ans".

Il a par ailleurs estimé qu'il aurait pu pousser Recep Tayyip Erdogan à un second tour "si les autres candidats de l'opposition avaient recueilli plus de voix".

M. F. avec AFP