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Trump menace de suspendre indéfiniment la contribution américaine à l'OMS

Donald Trump.

Donald Trump. - BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

Lundi, Donald Trump a laissé libre cours, via Twitter et lors d'une intervention médiatique, à ses critiques sur la gestion de la crise du coronavirus par l'Organisation mondiale de la Santé.

Le président américain Donald Trump a menacé lundi de geler indéfiniment le financement américain à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) si elle ne s'engageait pas à des "améliorations notables" dans un délai de 30 jours.

"Si l'OMS ne s'engage pas à des améliorations notables dans un délai de 30 jours, je vais transformer la suspension temporaire du financement envers l'OMS en une mesure permanente et reconsidérer notre qualité de membre au sein de l'organisation", a tweeté Donald Trump et publiant des photos d'une lettre adressée au patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

L'OMS "marionnette de la Chine" pour Trump 

Dans la lettre, le président américain énumère des exemples de ce qu'il considère comme des erreurs de l'OMS dans sa gestion de la pandémie, notamment en ignorant les premiers rapports sur l'émergence du virus et en étant trop proche et indulgente avec la Chine. "Il est clair que les faux pas répétés de votre part et de votre organisation pour répondre à la pandémie ont coûté extrêmement cher au monde. La seule voie à suivre pour l'Organisation mondiale de la santé est de pouvoir prouver son indépendance vis-à-vis de la Chine", ajoute-t-il dans sa lettre.

Un peu plus tôt, Donald Trump avait lancé depuis la Maison Blanche: "Je ne suis pas content de l'Organisation mondiale de la santé", et "ils sont une marionnette de la Chine". Washington, premier bailleurs de l'agence onusienne, avait suspendu mi-avril son financement de l'OMS, l'accusant d'être trop proche de Pékin, et de mal gérer la pandémie de coronavirus.

Plus tôt ce lundi, lors de l'assemblée mondiale de l'organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus a réaffirmé qu'elle avait sonné l'alarme "rapidement" et "souvent", et qu'il lancerait une enquête "indépendante" sur la réponse à la pandémie de l'agence onusienne et de ses Etats membres "le plus tôt possible au moment approprié".

R.V. avec AFP