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Trump et Kim se retrouvent à Hanoï sur une note optimiste

Les deux dirigeants à Hanoi, au Vietnam

Les deux dirigeants à Hanoi, au Vietnam - SAUL LOEB / AFP

Les deux dirigeants se sont retrouvés pour un sommet historique, censé donner de la substance à la déclaration largement symbolique sur la "dénucléarisation de la péninsule" coréenne, comme évoqué il y a huit mois à Singapour.

Donald Trump et Kim Jong-un ont affiché leur optimisme ce mercredi au début de leur deuxième sommet à Hanoï, huit mois après leur rencontre historique de Singapour. "Je pense que ce sera un succès", a lancé Donald Trump, espérant que ce tête-à-tête centré sur la dénucléarisation de la Corée du Nord soit "équivalent ou meilleur" que le premier. L'homme fort de Pyongyang, de plus de 30 ans son cadet, s'est quant à lui engagé, après une longue poignée de main, à faire de son mieux pour aboutir à de "grands résultats qui seront salués par tous". 

Le président américain, qui rêve de réussir là où ses prédécesseurs ont échoué, est sous pression depuis la rencontre de Singapour. Celle-ci a accouché d'une déclaration aux termes vagues sur "la dénucléarisation de la péninsule" coréenne mais rien de concret sur le désarmement du pays dirigé d'une main de fer par la dynastie Kim Jong-un. 

Aucun des deux dirigeants n'a donné d'indications précises sur les avancées concrètes qui pourraient être annoncées jeudi, le deuxième et dernier jour de ce sommet dans la capitale vietnamienne. 

"Un avenir génial"

À l'issue de leur bref tête-à-tête, les deux dirigeants ont participé à un dîner en petit comité au Sofitel Legend Metropole, un luxueux établissement situé en plein coeur de la capitale. Donald Trump était accompagné du chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, et de son chef de cabinet, Mick Mulvaney. Kim Jong-un s'est présenté pour sa part avec Kim Yong-chol, son homme de confiance qui s'est déjà rendu à la Maison-Blanche, et Ri Yong-ho, le ministre des Affaires étrangères.

Quelques heures avant la rencontre, Donald Trump avait une nouvelle fois promis à son "ami Kim Jong-un" un spectaculaire développement économique si la Corée du Nord acceptait enfin de renoncer à son arsenal nucléaire. Il avait longuement mis en avant l'exemple du Vietnam, un pays communiste qui a embrassé l'économie de marché et tourné la page de la confrontation avec les États-Unis.

"Le Vietnam se développe comme peu d'autres endroits au monde. La Corée du Nord ferait la même chose - et très rapidement - si elle décidait de dénucléariser", avait tweeté le président américain, évoquant la possibilité d'un avenir "GÉNIAL" pour ce pays reclus, aujourd'hui sous le coup de nombreuses sanctions internationales.

Une promesse de démantèlement

Les deux dirigeants, qui sont passés en quelques mois des insultes personnelles et menaces apocalyptiques à des déclarations "d'amour" de la part de Donald Trump, devront aller plus loin que pendant leur premier sommet, qualifié de pure représentation théâtrale par nombre d'analystes. Depuis cette première rencontre, la Corée du Nord n'a rien fait pour réduire l'arsenal dont elle dispose.

Pour faire taire ses détracteurs, Donald Trump pourrait essayer d'arracher une annonce à "Chairman Kim", comme par exemple la promesse du démantèlement du réacteur de Yongbyon, le principal complexe atomique nord-coréen.

Les États-Unis pourraient de leur côté accepter des gestes chargés en symboles, comme l'ouverture d'un bureau de liaison ou une déclaration pour mettre officiellement fin à la guerre de Corée, qui s'est achevée en 1953 par un simple armistice. 

Trump n'est "pas pressé"

Donald Trump répète qu'il n'est pas pressé de convaincre le Nord de renoncer à ses armes, tant que celui-ci s'abstient, comme il le fait depuis plus d'un an, de procéder à des tirs de missiles et des essais nucléaires.

"Je ne veux brusquer personne", a-t-il encore souligné avant son départ de Washington, semblant vouloir tempérer par avance les espoirs suscités par le sommet au Vietnam.

Avec AFP