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Trump accueilli à Buckingham Palace en ouverture d'une visite de 3 jours au Royaume-Uni

Ce lundi, Donald Trump a initié une visite d'Etat de trois jours au Royaume-Uni. Il y a été accueilli par la famille royale à Buckingham Palace, en préambule d'un calendrier très chargé.

Donald Trump a enfin posé le pied sur le sol anglais. Ce lundi, il a débuté sa visite d'Etat de trois jours au Royaume-Uni par une étape à Buckingham Palace. Sur place, le président américain, flanqué de son épouse Melania, a d'abord été accueilli par le prince Charles et son épouse Camilla Parker-Bowles.

Revue des Horse Guards

Il a ensuite rejoint la reine Elizabeth II dans son château pour y converser autour d'un déjeuner. En marge de cette rencontre, le chef d'Etat, qu'on sait amateur de défilés militaires depuis qu'il a été subjugué par notre 14-juillet, a eu l'occasion de descendre du perron vers le parc pour y passer en revue les Horse Guards, aux côtés d'un officier. Ce rendez-vous avec la dynastie des Windsor doit se prolonger tout l'après-midi à travers la découverte de l'abbaye de Westminster, distante de quelques pas seulement de la résidence royale, en compagnie du prince Andrew, troisième enfant de la souveraine, puis un thé partagé à Clarence House avec le maître des lieux, le prince de Galles.

S'il est d'usage en principe pour les chefs d'Etat ou de gouvernement reçus par la royauté britannique d'être hébergés à Buckingham Palace, ce ne sera pas le cas cette fois-ci en raison de travaux effectués dans le château. Le chantier en question n'empêchera pas en revanche la tenue d'un dîner officiel entre les prestigieux murs de la salle de bal.

Donald et Melania Trump iront donc passer leurs deux nuits anglaises à Winfield House, résidence de l'ambassadeur américain. Les époux s'y sont d'ailleurs rendus ce lundi matin en préambule de leur visite. Ironie à l'endroit d'un homme politique souvent critiqué pour avoir voulu instituer une mesure restrictive, surnommée le "muslim ban", concernant les conditions d'entrée sur le territoire américain de ressortissants de certains pays islamiques: on peut voir depuis Winfield House le minaret de la grande mosquée de Londres.

Un homme de sorties 

Conformément à son habitude, une odeur de soufre a précédé le président américain chez son principal allié. Ce dimanche, il a dû démentir, en dépit de l'existence d'un enregistrement, avoir qualifié de "méchante" Meghan Markle, la femme du prince Harry. Et dans la matinée, après qu'Air Force One s'est posé sur le tarmac, il s'est permis de traiter Sadiq Khan, le maire de Londres, de "perdant", avant de le comparer au "très bête", selon lui, maire de New York.

Ce n'est cependant pas la première incursion de Donald Trump, en tant que président des Etats-Unis, au Royaume-Uni. A la mi-juillet 2018, il s'était déjà entretenu avec la reine. Lors d'un meeting ultérieur, dont s'est souvenu ici CNN, il avait pavoisé: "On devait se voir un petit quart d'heure et ça a duré une heure. Pourquoi? Parce qu'on s'est bien entendu, on s'est bien entendu!"

Robin Verner