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Donald Trump arrive à Londres en traitant son maire Sadiq Khan de "loser"

Donald Trump

Donald Trump - AFP

Donald Trump est arrivé à Londres ce lundi matin un peu avant 9 heures, pour une visite d'Etat de trois jours. Sa première depuis qu'il a été élu président des Etats-Unis.

Donald Trump est arrivé au Royaume-Uni, ce lundi matin, pour une visite d'Etat de trois jours. Avant même que son avion n'atterrisse, il s'en est pris, via Tweeter, au maire de Londres, Sadiq Khan, le traitant de "loser". 

"Sadiq Khan, qui a fait boulot exécrable en tant que maire de Londres, a fait des commentaires 'méchants' concernant le président des Etats-Unis", a tweeté Donald Trump, estimant que ce "loser total" ferait mieux de se concentrer sur la lutte contre la criminalité à Londres.

Dimanche soir, avant que son avion ne décolle, Donald Trump avait déjà déclaré qu'il n'entendait pas rencontrer Khan lors de sa visite au Royaume-Uni. Il avait alors dit ne "pas lui accorder beaucoup d'importance" avant de se moquer de sa "petite" taille. 

"Une menace globale grandissante"

Ces propos faisaient suite à ceux tenus par Khan dans The Guardian. S'exprimant au sujet de la venue du président américain dans une tribune publiée par le quotidien britannique, le maire de Londres avait jugé qu'il ne méritait pas d'être reçu en grande pompe.

“Le président Trump est juste l’un des exemples les plus extrêmes d’une menace globale grandissante" avait-il écrit avant de le comparer aux fascistes du 20ème siècle.

Les "insultes puériles ne devraient être pas être du niveau du président des Etats-Unis", a riposté un porte-parole de Sadiq Khan peu après les nouvelles insultées de Donald Trump.

Le Brexit au coeur de cette visite d'État

Le président américain et son épouse seront accueillis au palais de Buckingham où ils déjeuneront avec la reine avant de se rendre à un banquet organisé par Theresa May, ce soir.

Grand défenseur du Brexit, Donald Trump pourrait profiter de son séjour pour s'entretenir avec Nigel Farage et Boris Johnson. Il leur a déjà conseillé un Brexit sans accord. 

Aude Solente avec AFP