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Terrorisme: Londres veut confisquer le passeport des jihadistes présumés

David Cameron a annoncé vouloir confisquer le passeport des jihadistes présumés et empêcher leur retour sur le territoire britannique.

David Cameron a annoncé vouloir confisquer le passeport des jihadistes présumés et empêcher leur retour sur le territoire britannique. - Mark Graham - Pool - AFP

Afin de lutter contre le groupe terroriste Etat islamique, le Royaume-Uni va annoncer de nouvelles mesures concernant ses ressortissants suspectés d'être des jihadistes.

Le Royaume-Uni renforce ses moyens de lutte contre le terrorisme. Le Premier ministre britannique a annoncé que de nouvelles sanctions allaient être appliquées afin de lutter contre l'Etat islamique (EI) sur son territoire. "Nous allons introduire sous peu une nouvelle loi antiterroriste au Royaume-Uni", a assuré David Cameron devant le Parlement australien, à l'occasion de sa venue pour le G20.

Londres compte autoriser la confiscation des passeports des jihadistes présumés et empêcher le retour de ceux qui sont partis rejoindre l'Etat islamique en Irak et en Syrie. "De nouveaux pouvoirs seront accordés à la police des frontières pour confisquer des passeports, empêcher les suspects de voyager et empêcher les ressortissants britanniques (jihadistes) de revenir au pays autrement qu'aux conditions" qui leur sont imposées, a détaillé le Premier ministre..

Programme de "dé-radicalisation"

Selon la presse britannique, le texte, qui devrait être discuté au Parlement dans les prochains jours, bloquerait le retour au Royaume-Uni des individus ayant combattu en Irak ou en Syrie pendant une période d'au moins deux ans. Cette sanction pourrait être levée seulement si les suspects acceptent un retour sous escorte, mais aussi d'être poursuivis par la justice et de suivre un programme de "dé-radicalisation".

Enfin, cette nouvelle loi anti-terroriste prévoirait également que "les compagnies aériennes ne respectant pas les listes d'interdictions de vol" que les autorités britanniques leurs soumettraient, "ne soient pas autorisées à se poser au Royaume-Uni". 

Bannir "les prêcheurs extrémistes" d'Internet

David Cameron a aussi indiqué vouloir combattre "les racines de la menace" en "bannissant les prêcheurs extrémistes" et en facilitant la suppression de "contenus nocifs" sur Internet. Début novembre, Robert Hannigan, le nouveau patron de l'agence britannique de surveillance, avait appelé les grands groupes américains du web, dont Facebook et Twitter, à coopérer davantage dans la lutte contre les groupes jihadistes.

Quelque 15.000 jihadistes étrangers provenant de 80 pays, dont 500 Britanniques, se sont rendus ces derniers années en Syrie et en Irak pour combattre dans les rangs de groupes comme l'EI, a indiqué fin octobre l'ONU. Les pays d'origine craignent qu'à leur retour, ces jihadistes ne commettent des attentats sur leur sol.

J.C. avec AFP