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Présence militaire américaine en Syrie: une décision prise sur l'éventuel retrait annoncée "bientôt"

Donald Trump le 27 janvier 2016 au Pentagone

Donald Trump le 27 janvier 2016 au Pentagone - - Mandel Lgan-AFP

L'administration américaine a annoncé ce mercredi que la décision quant à l'éventuel retrait américain de Syrie était prise et qu'elle serait annoncée "bientôt".

L'administration américaine a pris une décision sur l'avenir de la présence militaire des Etats-Unis en Syrie et l'annoncera "bientôt", a déclaré ce mercredi le chef du renseignement américain Dan Coats.

2.000 soldats américains déployés

Donald Trump a exprimé à plusieurs reprises ces derniers jours son souhait de retrait rapide des quelque 2.000 soldats américains déployés dans ce pays pour lutter contre les jihadistes de Daesh.

"Il y aura une déclaration bientôt au sujet de la décision qui a été prise", a expliqué Dan Coats au lendemain d'une réunion à la Maison Blanche sur ce dossier. "Tout le monde" était présent, "nous avons eu une discussion importante", a-t-il ajouté. Il n'a toutefois précisé ni la teneur de la décision, ni le moment précis de son annonce prochaine.

"Je veux ramener nos troupes à la maison"

"Nous avons largement réussi face à Daesh", "mais parfois, il est temps de rentrer à la maison. Et nous pensons à ça très sérieusement", avait déclaré mardi Donald Trump. "Je veux ramener nos troupes à la maison", avait-il insisté, promettant de prendre un décision "très rapidement" en coordination notamment avec les alliés des Etats-Unis.

Au même moment, toutefois, les responsables du dossier au sein de l'administration américaine plaidaient pour une présence plus durable en Syrie tant que sa "stabilisation" n'est pas achevée.

Entraîner les forces locales

Selon le Washington Post, Donald Trump a demandé aux chefs de l'armée américaine de commencer à préparer un retrait, mais sans fixer de date. Citant un haut responsable américain sous couvert d'anonymat, le quotidien rapporte que le président a reconnu lors de la réunion de mardi que les troupes américaines pouvaient continuer à entraîner les forces locales pour assurer la sécurité des zones reprises à Daesh, mais sans aller au-delà de cette mission.

En présentant la stratégie américaine pour la Syrie en janvier, le secrétaire d'Etat Rex Tillerson, limogé depuis, avait lui semblé inscrire la présence américaine dans la durée en l'étendant à d'autres motifs, notamment la nécessité de contrer l'influence iranienne et d'aider à chasser le président syrien Bachar al-Assad.

Le président Trump insiste aussi sur ses appels aux riches pays arabes de la région pour qu'ils prennent une part croissante dans la stabilisation de la Syrie, en envoyant des troupes si nécessaire, ajoute le Washington Post.

M. F. avec AFP