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Australie: le Queensland légalise l'avortement

Cinq députés LR se disent favorables à la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes.

Cinq députés LR se disent favorables à la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes. - isan / Flickr

Mercredi en Australie, les parlementaires de l'Etat du Queensland ont voté la légalisation de l'avortement.

Les parlementaires de l'Etat du Queensland ont voté la légalisation de l'avortement à l'issue d'une campagne qui a duré un demi-siècle qui abolit une loi sur la "moralité" centenaire.

Le Parlement de l'Etat le plus conservateur d'Australie a voté mercredi soir par 50 voix contre 41 le texte qui autorise les femmes à avorter jusqu'à 22 semaines de grossesse, et au-delà de ce délai avec l'autorisation d'un médecin.

La loi instaure également un périmètre de 150 mètres autour des cliniques pratiquant l'interruption volontaire de grossesse (IVG), appelé "sécurité d'accès" et où les manifestations de protestation sont interdites. Les médecins refusant de pratiquer l'IVG sont tenus de référer les femmes à un autre praticien.

Loi de 1899

Les défenseurs de l'avortement militent depuis les années 1970 pour abolir une loi de 1899, durant l'ère coloniale britannique, qui pénalisait l'avortement considéré comme "une offense à la moralité".

Les femmes se faisant avorter étaient toutefois rarement poursuivies.

Le gouvernement de l'Etat du Queensland est dirigé par deux femmes, la Première ministre travailliste Annastacia Palaszczuk, et son adjointe Jackie Trad, qui milite depuis longtemps pour la légalisation de l'IVG.

La principale formation de l'opposition conservatrice, le Parti libéral national (PLN), est également dirigée par une femme, Deb Frecklington.

La ligne officielle au PLN reste l'opposition à l'avortement mais Deb Frecklington avait autorisé les parlementaires à voter en leur âme et conscience.

Un seul Etat où l'avortement reste illégal

Désormais, la Nouvelle-Galles du Sud, l'Etat le plus peuplé d'Australie, est le seul territoire où l'avortement reste illégal bien que la loi soit rarement appliquée. 

Cependant, les femmes subissant des IVG dans cet Etat ainsi que les médecins qui les opèrent risquent des poursuites pénales.

B.L. avec AFP