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Nucléaire: l'Iran va reprendre des activités d'enrichissement d'uranium auparavant gelées

Hassan Rohani, président de l'Iran, a pris la parole le 5 novembre 2019 à l'occasion de l'ouverture d'une centrale à Téhéran

Hassan Rohani, président de l'Iran, a pris la parole le 5 novembre 2019 à l'occasion de l'ouverture d'une centrale à Téhéran - HO / Iranian Presidency / AFP

L'Iran a annoncé ce mardi la reprise de ses activités d'enrichissement d'uranium auparavant gelées dans le cadre de ses engagements internationaux concernant son programme nucléaire. Une décision qui intervient notamment en réaction aux sanctions américaines contre l'Iran.

Le président iranien Hassan Rohani a annoncé mardi la reprise d'activités d'enrichissement d'uranium qu'il avait gelées, réduisant ainsi encore un peu plus les engagements de l'Iran pris devant la communauté internationale sur son programme nucléaire. La mesure survient au lendemain de l'expiration d'un délai donné par Téhéran à ses partenaires de l'accord sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015 afin que ceux-ci l'aident à contourner les conséquences du retrait des Etats-Unis de ce pacte en 2018.

L'Iran reprend sa production d'uranium

L'Iran va reprendre ses activités d'enrichissement d'uranium dans son usine de Fordo (à quelque 180 km au sud de Téhéran) gelées conformément à l'accord de Vienne, a déclaré Hassan Rohani dans un discours à l'occasion de l'inauguration d'une pépinière d'entreprises à Téhéran. Aux termes de cet accord, a rappelé le président iranien, l'Iran stocke à Fordo 1.044 centrifugeuses de première génération IR-1 qui tournent à vide.

"A partir de demain, nous commencerons à injecter du gaz (hexafluorure d'uranium) à Fordo", a-t-il ajouté, en faisant référence au procédé utilisé pour produire de l'uranium enrichi en isotope 235 à partir de ces machines. Il s'agit de la "quatrième étape" du plan de réduction des engagements iraniens en matière nucléaire lancé en mai en riposte au retrait des Etats-Unis, un an plus tôt, de l'accord de Vienne, a indiqué le président iranien.

La Russie s'est dite "préoccupée" par cette annonce. "Nous observons avec préoccupation le développement de la situation car la rupture de l'accord sur le nucléaire iranien ne présage, bien sûr, rien de bon", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Il a néanmoins dit "comprendre les inquiétudes" iraniennes face aux sanctions américaines "sans précédent et illégales" prises à l'encontre de Téhéran.

J. G. avec AFP