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Yémen: 25 recrues de la police tuées dans un attentat revendiqué par l'EI

(photo d'illustration)

(photo d'illustration) - Saleh Al-Obeidi - AFP

Un premier attentat suicide a visé dimanche un centre de recrutement de la police près de Moukalla, chef-lieu de la province du Hadramout, dans la sud-est du Yémen. Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a rapidement revendiqué l'attentat, perpétré dans une région où les jihadistes d'Al-Qaïda avaient été chassés le 24 avril.

Le kamikaze s'est infiltré parmi des dizaines de jeunes recrues puis a actionné sa ceinture explosive tuant 31 personnes et faisant 62 blessés selon le dernier bilan obtenu de sources médicales.

L'EI, de plus en plus actif dans le sud du Yémen, a déclaré revendiquer cet attentat suicide contre "les apostats des forces de sécurité, faisant environ 40 morts et des dizaines de blessés". Il s'agit de la deuxième opération revendiquée dans ce secteur par l'EI qui n'avait pas auparavant fait acte de présence dans la vaste province du Hadramout, l'un des principaux bastions d'Al-Qaïda, fortement implanté depuis des années dans le sud et le sud-est du Yémen.

Un second attentat fait 6 morts et blesse un général

Le général Moubarak al-Oubthani, chef de la police de la province yéménite du Hadramout, a échappé à ce premier attentat mais a été victime d'un second, quelques heures plus tard. Le général a été légèrement blessé et six de ses gardes du corps ont été tués dans l'explosion d'un engin placé devant son bureau à Moukalla. Ce second attentat, n'a pas été immédiatement revendiqué.

Jeudi, l'EI avait revendiqué une attaque meurtrière contre l'armée yéménite à Khalf, à l'est de Moukalla, où trois attentats suicide à la voiture piégée avaient fait, selon un responsable militaire, au moins 15 morts.

Le Yémen est en proie au chaos depuis l'entrée en septembre 2014 dans la capitale Sanaa de rebelles chiites Houthis, accusés par l'Arabie sunnite de liens avec l'Iran chiite. Ces insurgés ont ensuite pris le contrôle d'autres régions, dont certaines ont été reprises par l'armée, principalement dans le sud. Le conflit s'est aggravé avec l'intervention en mars 2015 d'une coalition militaire arabe, conduite par Ryad, en soutien au gouvernement internationalement reconnu. Les jihadistes d'Al-Qaïda et ceux de l'EI en ont profité pour renforcer leur emprise sur le sud et le sud-est du Yémen.

la rédaction avec AFP