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Turquie: arrestation de 54 membres d'une université d'Istanbul

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, le 10 décembre 2017.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, le 10 décembre 2017. - YASIN BULBUL / TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE / AFP

Les autorités turques accusent des enseignants et des personnels administratifs d'avoir utilisé une messagerie cryptée fréquemment employée par les partisans de Fethullah Gülen, l'ennemi juré du président.

La purge continue en Turquie. Un an et demi après le coup d'Etat manqué de juillet 2016, la police a arrêté 54 personnes appartenant au personnel de l'ancienne université Fatih d'Istanbul, rapporte l'agence anatolienne de presse ce mercredi.

L'établissement avait fermé après la tentative de putsch, un décret présidentiel interdisant son activité. Au total, 171 mandats d'arrêt ont été émis contre des personnels administratifs et des enseignants de l'université Fatih.

Accusés d'être des partisans de Gülen

La police accuse ces personnes d'avoir utilisé la messagerie cryptée ByLock. Les autorités affirment que cet outil est fréquemment employé par les partisans de Fethullah Gülen, un prédicateur musulman exilé aux Etats-Unis. 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan assure que son ancien allié -et désormais ennemi juré- est l'instigateur de la tentative de coup d'Etat. Des accusations que Gülen dément.

Depuis la nuit du 15 au 16 juillet 2016, plus de 50.000 personnes, dont des fonctionnaires et des membres des services de sécurité, ont été emprisonnées et plus de 150.000 ont été limogées ou suspendues de leurs fonctions dans le cadre de la répression menée par Erdogan.

J.P. avec agences