BFMTV

Syrie: les Kurdes ont remis 14 jihadistes français à l'Irak

Des hommes suspectés de combattre pour Daesh arrêtés par les forces démocratiques syriennes à Baghouz le 22 février 2019 (photo d'illustration)

Des hommes suspectés de combattre pour Daesh arrêtés par les forces démocratiques syriennes à Baghouz le 22 février 2019 (photo d'illustration) - Bulent KILIC / AFP

"13 éléments de Daesh" remis aux autorités irakiennes "seront jugés selon la loi irakienne", a déclaré le président irakien à l'issue d'un entretien avec Emmanuel Macron.

Quatorze Français accusés d'être des combattants de Daesh ont été remis par les forces arabo-kurdes de Syrie aux autorités irakiennes, a déclaré ce lundi une source gouvernementale à Bagdad.

13 Français soupçonnés d'être des combattants de Daesh et remis aux autorités irakiennes "seront jugés selon la loi irakienne", a finalement annoncé le président irakien depuis Paris.

"Une mine d'information sur la structure de Daesh en Europe"

Des centaines de jihadistes étrangers sont détenus en Syrie par les Forces démocratiques syriennes (FDS). Cette alliance arabo-kurde a lancé une offensive pour déloger les combattants de Daesh de leur dernier réduit dans l'est du pays. Au total, 280 jihadistes de Daesh ont été remis aux autorités irakiennes depuis jeudi.

Selon Hicham al-Hachémi, spécialiste des mouvements jihadistes, le transfert des 14 Français accusés d'appartenance à Daesh a eu lieu en coordination avec la coalition antijihadistes dirigée par les Etats-Unis et à laquelle participe la France.

"Ceux qui ont été transférés ne sont pas des hauts commandants de l'EI (Etat islamique) mais ils sont une mine d'information sur la structure de Daesh en Europe, sur les réseaux jihadistes français et sur les cellules de recrutement", a-t-il encore affirmé.

Quelque 50 adultes et 80 enfants aux mains des forces arabo-kurdes pourraient être rapatriés de Syrie vers la France, ont indiqué des sources françaises à l'AFP. Ces estimations n'ont cependant pas été confirmées par les autorités françaises.

Clémentine Piriou avec AFP