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Syrie: le groupe Etat islamique est loin d'être vaincu, estime Londres

Le secrétaire d'Etat britannique à la Défense, Tobias Ellwood.

Le secrétaire d'Etat britannique à la Défense, Tobias Ellwood. - Justin TALLIS / AFP

Jeudi le ministère britannique des Affaires étrangères a affirmé que le groupe jihadiste Daesh est loin d'être vaincu en Syrie.

Le groupe jihadiste Daesh en Syrie est loin d'être vaincu, a estimé le ministère britannique des Affaires étrangères, contrairement à ce qu'a affirmé le président américain Donald Trump en annonçant le retrait unilatéral des troupes américaines stationnées dans le pays.

"Il reste beaucoup à faire"

"La coalition internationale contre Daesh a fait d'énormes progrès. Depuis le début des opérations militaires, la coalition et ses partenaires en Syrie et en Irak ont repris une vaste majorité du territoire de Daesh et d'importantes avancées ont été enregistrées au cours des derniers jours dans la dernière zone de l'est de la Syrie occupée par Daesh", a réagi un porte-parole du ministère dans un communiqué.

"Mais il reste beaucoup à faire et nous ne devons pas perdre de vue la menace qu'ils posent. Même sans territoire, Daesh demeure une menace", a-t-il ajouté. 

Le ministère a indiqué que le Royaume-Uni restait "engagé dans la coalition internationale et sa campagne pour priver Daesh de territoire et assurer sa défaite durable". Le pays participe aux frappes aériennes menées par la coalition.

"Maintenant, nous avons gagné, il est temps de rentrer"

Provoquant la surprise, le président américain Donald Trump a estimé mercredi que l'heure était venue de ramener "à la maison" les soldats américains déployés en Syrie pour lutter conte le groupe Daesh.

Quelque 2.000 soldats américains sont actuellement dans le nord de la Syrie, essentiellement des forces spéciales présentes pour combattre le groupe Daesh et entraîner les forces locales dans les zones reprises aux jihadistes.

"Maintenant, nous avons gagné, il est temps de rentrer", a lancé le locataire de la Maison Blanche dans une courte vidéo postée sur son compte Twitter.

Également sur le réseau social, le secrétaire d'Etat britannique à la Défense, Tobias Ellwood, a exprimé sa désapprobation. "Je ne suis pas du tout d'accord. Cela s'est transformé en d'autres formes d'extrémisme et la menace reste très présente", a-t-il dit mercredi. 

Le quotidien The Times affirme jeudi que Londres n'avait pas été prévenu en avance de la décision de Donald Trump. 

B.L. avec AFP