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Obama a autorisé l'intervention de soldats d'élite sur le sol syrien

Barack Obama à la Maison Blanche - Washington

Barack Obama à la Maison Blanche - Washington - Brrendan Smialowski - AFP

Au cours de la réunion rassemblant une vingtaine de chefs de la diplomatie à Vienne en Autriche, Barack Obama a annoncé l'intervention au sol, en  Syrie, d'un corps d'élite militaire d'une cinquantaine de soldats.

Les Etats-Unis ont annoncé ce vendredi l'envoi pour la première fois d'un contingent de soldats d'élite en Syrie, au moment où les principaux acteurs diplomatiques du dossier syrien étaient réunis à Vienne pour des pourparlers en vue d'un règlement politique du conflit qui fait rage depuis plus de quatre ans.

"Le président Barack Obama a autorisé le déploiement d'un petit effectif (moins de 50) de forces d'opérations spéciales américaines dans le nord de la Syrie", a indiqué à Washington un responsable américain, afin "d'aider à coordonner les troupes locales sur le terrain et les efforts de la coalition pour contrecarrer Daesh".

Le dispositif américain va également être renforcé par l'envoi d'avions d'attaque au sol A-10 et de chasseurs F-15 sur une base aérienne turque.

Pour Kerry et Lavrov, l'Etat syrien doit être préservé

Cette décision a été prise à la suite de la réunion diplomatique se tenant ce vendredi à Vienne en Autriche, et rassemblant dans un palace de la capitale autrichienne une vingtaine de chefs de la diplomatie préoccupés par la crise syrienne. A l'issue de cette réunion, le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue russe Sergeï Lavrov ont estimé que la Syrie devait être préservée en tant qu'État unifié.

John Kerry a insisté sur le fait que les institutions de l'État syrien devaient survivre à la guerre civile, même si Washington et Moscou divergent sur le sort du président Bachar al-Assad, et notamment sur la nécessité qu'il quitte ou non le pouvoir immédiatement.

l'Iran prend part aux débats sur le conflit syrien

Tournant diplomatique majeur : l'Iran, allié du régime de Damas, participe aux discussions pour la première fois, signe supplémentaire du retour de Téhéran dans la communauté internationale quelques mois après la signature d'un accord sur son potentiel nucléaire.

Arrivé ce jeudi dans la capitale autrichienne, le chef de la diplomatie américaine John Kerry y a rencontré séparément ses homologues iranien Mohammad Javad Zarif et russe Sergueï Lavrov, fidèles soutiens du régime syrien dans le conflit qui a fait plus de 250.000 morts depuis 2011.

"Il est désormais temps d'accorder à l'Iran une place à la table", a estimé John Kerry.

Un premier round de discussions la semaine dernière à Vienne entre ministres des Affaires étrangères américain, russe, saoudien et turc, aux divergences marquées, a permis de conclure à la possibilité de discuter ensemble.

Sommet diplomatique à Vienne

La réunion a été élargie ce vendredi à une vingtaine de diplomaties occidentales et du Moyen-Orient, avec notamment la présence de représentants chinois, libanais et égyptiens, des ministres des Affaires étrangères français Laurent Fabius, britannique Philip Hammond, allemand Frank-Walter Steinmeier, ainsi que l'Italienne Federica Mogherini, qui dirige la diplomatie européenne.

"Cette réunion est très opportune car c'est la première fois depuis le début du conflit syrien que l'ensemble des acteurs majeurs se réunit", a pour sa part déclaré Laurent Fabius.

"Un premier pas important"

La principale pierre d'achoppement des discussions a concerné l'avenir du régime de Bachar al-Assad. Washington, Paris, leurs alliés occidentaux et arabes veulent négocier un "calendrier précis" de départ du président syrien, avait affirmé cette semaine Laurent Fabius. "Il faudra à un moment ou à un autre que dans cette transition politique il ne soit plus en fonction", a-t-il ajouté ce vendredi. La Russie, qui insiste avec l'Iran pour que le président syrien joue un rôle dans la transition politique à venir, a lancé le 30 septembre une campagne de bombardements aériens en Syrie : Moscou a assuré ce vendredi avoir détruit depuis cette date 1.623 "cibles terroristes". 

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la rédaction avec AFP