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Bana, la fillette qui tweetait son quotidien à Alep, promet d'être l'amie de Donald Trump s'il aide la Syrie

Bana al-Abed le 22 décembre 2016 lors d'une interview à Ankara

Bana al-Abed le 22 décembre 2016 lors d'une interview à Ankara - Adem Altan-AFP

La petite fille de 7 ans qui tweetait son quotidien sous les bombes d'Alep appelle à l'aide Donald Trump. Bana Al-Abed promet même d'être "son amie" si le nouveau président des États-Unis "promet de faire quelque chose" pour les enfants de Syrie.

Bana, la fillette syrienne devenue célèbre pour ses tweets durant le siège d'Alep, a lancé un appel à l'aide pour les enfants syriens dans une lettre ouverte au nouveau président américain Donald Trump, rapporte la BBC.

"Je fais partie des enfants syriens qui ont souffert de la guerre en Syrie", écrit Bana Al-Abed, 7 ans, évacuée en décembre d'Alep vers la Turquie.

"Vous devez faire quelque chose pour les enfants de Syrie"

Elle explique à Donald Trump que son école à Alep a été détruite par les bombardements et que certains de ses amis sont morts. "Maintenant en Turquie, je peux sortir et m'amuser. Je peux aller à l'école même si je ne l'ai pas encore fait. Voilà pourquoi la paix est importante pour tout le monde, y compris pour vous", écrit-elle.

"Mais des millions d'enfants syriens ne sont pas comme moi en ce moment et souffrent dans différentes régions de Syrie", poursuit-elle. "Vous devez faire quelque chose pour les enfants de Syrie parce qu'ils sont semblables à vos enfants et méritent de vivre en paix comme vous".

"Je serai votre amie"

Et conclu sa lettre par: "Si vous promettez de faire quelque chose pour les enfants de Syrie, je serai votre amie". Au moins 15.000 enfants figurent parmi les plus de 300.000 personnes tuées durant la guerre qui déchire le pays depuis six ans.

De septembre à décembre 2016, la fillette était devenue la coqueluche des réseaux sociaux en tweetant avec sa mère son enfer quotidien à Alep, livrant des tranches de vie émouvantes dénoncées comme de la propagande par le régime du président syrien Bachar al-Assad.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan l'avait reçue le 21 décembre avec sa famille après leur évacuation. La Turquie, actuellement alliée en Syrie de la Russie et de l'Iran avec lesquels elle vient de parrainer un accord pour consolider le cessez-le-feu au terme de négociations à Astana, a accueilli quelque 2,7 millions de réfugiés syriens.

La nouvelle administration américaine de Donald Trump s'est dite ouverte à une coopération avec la Russie contre les jihadistes du groupe terroriste Daesh en Syrie.

"Je peux enfin choisir le bonbon que je veux"

Bana continue de tweeter son quotidien en Turquie, avec des images et des messages plus proches de ce que devrait être la vie d'une enfant de 7 ans. "Je suis heureuse. Comment allez-vous mes amis? Je vous aime", a-t-elle récemment posté.

"Plus de bombardement. C'est mon 20e jour de paix dans ma vie. Je pensais que le monde ressemblait à Alep et que les bombardements étaient une chose normale", a-t-elle commenté mi-janvier.

"Je peux enfin choisir le bonbon que je veux", a-t-elle également raconté sur le réseaux social.

C.H.A. avec AFP