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Armes chimiques en Syrie: des présomptions de "plus en plus étayées"

Laurent Fabius

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Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a réagi aux nouvelles informations publiées par "Le Monde", qui font état de l'utilisation par Damas d'armes chimiques contre les rebelles.

L'étau se resserre en Syrie. Après les révélations du Monde à propos de l'utilisation d'armes chimiques contre les rebelles par le régime de Bachar al-Assad, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a estimé que les présomptions sont "de plus en plus étayées" mais demandent des vérifications très précises".

"Nous nous consultons avec nos partenaires pour voir quelles conséquences concrètes il faut en tirer", a-t-il ajouté avant de s'entretenir de la Syrie dans la soirée avec ses homologues américain John Kerry et russe Sergueï Lavrov.

La "ligne rouge" d'Obama

Depuis de longs mois de nombreuses rumeurs circulent mais, de son côté, Damas nie formellement l'utilisation de telles armes, et notamment de gaz sarin. L'accès au pays reste interdit pour une mission de l'ONU qui espère toujours enquêter.

Le 20 août 2012, Barack Obama avait évoqué "une ligne rouge" à ne pas franchir en Syrie sous peine de "conséquences énormes". Dans la foulée, François Hollande, à la tribune de l'ONU, avait lui aussi menacé Bachar al-Assad.

Mais la communauté internationale apparaît toujours aussi frileuse à s'engager sur le front syrien autrement qu'en apportant son aide aux rebelles.


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S. A. avec AFP