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Pour Paris, l'enquête saoudienne sur l'affaire Khashoggi va "dans le bon sens"

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi lors d'une conférence de presse au Bahreïn, le 15 décembre 2014

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi lors d'une conférence de presse au Bahreïn, le 15 décembre 2014 - MOHAMMED AL-SHAIKH / AFP

Jeudi, la France a estimé que l'enquête saoudienne sur le meurtre de Jamal Khashoggi allait "dans le bon sens".

La France a estimé jeudi que l'enquête du procureur général saoudien sur le meurtre de l'éditorialiste Jamal Khashoggi à Istanbul allait "dans le bon sens", avec l'annonce du renvoi de suspects devant la justice.

"L'annonce des autorités saoudiennes du déferrement devant la justice des dix-huit personnes arrêtées dans le cadre de l'enquête saoudienne va dans le bon sens", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Agnès von der Mühll.

"Nous continuerons à étudier avec attention et exigence les suites de la procédure", a-t-elle ajouté.

"Les enquêtes qui sont menées, en particulier par le procureur saoudien mais aussi par d'autres, doivent faire toute la transparence sur ce qui s'est passé", a-t-elle par ailleurs insisté.

11 suspects inculpés 

Le procureur général saoudien a inculpé 11 suspects et requis la peine de mort contre cinq d'entre eux dans l'affaire Jamal Khashoggi, mais il a totalement dédouané le puissant prince héritier Mohamed ben Salmane.

La Turquie a pour sa part jugé "insuffisantes" les explications fournies par le parquet saoudien, insistant sur le caractère prémédité de l'opération et exhortant à "révéler les vrais commanditaires" de l'opération.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a plusieurs fois affirmé que l'ordre de tuer Khashoggi avait été donné "aux plus hauts niveaux de l'Etat" saoudien.

Selon la version avancée par le porte-parole du procureur saoudien, le chef-adjoint des services saoudiens, le général Ahmed al-Assiri, avait ordonné de ramener de gré ou de force Khashoggi, mais le chef de l'équipe de "négociateurs" dépêché sur place aurait donné l'ordre de le tuer.

"On nous dit que (Khashoggi) a été tué parce qu'il se serait opposé à ce qu'on le ramène dans son pays. Mais en réalité, ce meurtre, comme nous l'avons déjà dit, a été planifié à l'avance", a réagi M. Cavusoglu.

B.L. avec AFP