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Liban: un attentat à Beyrouth fait cinq morts

Il s'agit de la quatrième attaque visant ce bastion du Hezbollah depuis juillet.

Il s'agit de la quatrième attaque visant ce bastion du Hezbollah depuis juillet. - -

Une forte explosion a secoué jeudi la banlieue sud de Beyrouth, faisant cinq morts et de nombreux blessés.

Une forte explosion a secoué jeudi la banlieue sud de Beyrouth, dans un bastion du mouvement armé libanais Hezbollah. L'attentat à la voiture piégée a fait cinq morts et vingt blessés, selon le ministère de la Santé.

L'explosion a détruit plusieurs façades et brûlé au moins deux voitures. Une foule en panique et sous le choc s'attroupait autour du lieu de l'attentat, une zone densément peuplée, tandis que les services de secours tentaient de se frayer un chemin.

Une colonne de fumée s'échappait du secteur jeudi après-midi, comme on peut le voir sur ces photos publiées sur Twitter par le quotidien libanais L'Orient-Le Jour:

Nouvelle explosion dans al banlieue sud. Photo prise par Ali Rahhal pic.twitter.com/tU3Tgik7Q8
— L'Orient-Le Jour (@LOrientLeJour) 2 Janvier 2014
Une épaisse fumée noire se dégage de la banlieue sud #Liban #Lebanon Photo @AhmadElAmine_PD pic.twitter.com/L05p3USjzP
— L'Orient-Le Jour (@LOrientLeJour) 2 Janvier 2014

Quatrième attentat dans ce quartier depuis juillet

L'explosion a eu lieu dans la rue très fréquentée d'Al-Aarid dans le quartier de Haret Hreik, à une centaine de mètres du siège du conseil politique du Hezbollah. Il s'agit de la quatrième attaque visant ce bastion du Hezbollah depuis juillet.

La semaine dernière un attentat avait déjà secoué la capitale libanaise et coûté la vie à huit personnes, dont un ténor de l'opposition hostile au régime syrien, Mohammad Chatah.

L'assassinat de Mohammad Chatah a exacerbé la division déjà profonde au Liban entre partisans et détracteurs du régime syrien, mais aussi les tensions entre chiites menés par le Hezbollah et sunnites représentés par Saad Hariri.

Il est survenu alors que le Liban n'a plus de gouvernement depuis huit mois, en raison des profondes rivalités sur fond de conflit en Syrie, ancienne puissance de tutelle au Liban.

K. L. avec AFP