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Le frère de cheikh Nimr "condamne" les attaques antisaoudiennes en Iran

Un Irakien porte le portrait d'un dignitaire chiite Nimr al-Nimr, exécuté par l'Arabie saoudite, lors d'une manifestation le 3 janvier 2016 à Bagdad

Un Irakien porte le portrait d'un dignitaire chiite Nimr al-Nimr, exécuté par l'Arabie saoudite, lors d'une manifestation le 3 janvier 2016 à Bagdad - Ahmad al-Rubaye - AFP

Le frère de Nimr Baqer al-Nimr, le chef religieux chiite exécuté par les autorités saoudiennes, a condamné l'escalade de violences contre l'ambassade et le consulat d'Arabie Saoudite en Iran. Le Cheik chiite était considéré dans son pays comme une figure de l'opposition très respecté par la minorité chiite.

Le frère du dignitaire chiite saoudien Nimr Baqer al-Nimr exécuté samedi a "condamné" les attaques de représailles contre l'ambassade et un consulat d'Arabie saoudite en Iran, affirmant dans un tweet lundi: "nous aimons notre pays".

"Nous apprécions les sentiments d'émotion exprimés pour le martyr mais nous refusons et nous condamnons l'attaque contre des ambassades et des consulats du royaume (saoudien) en Iran ou ailleurs. Nous aimons notre pays", a écrit Mohammed al-Nimr dans un message en arabe posté sur Twitter.

Enterré dans un cimetière inconnu

Mohammed al-Nimr a par ailleurs déploré dans un autre tweet que son frère ait été enterré "dans un cimetière inconnu" et a lancé un appel aux autorités saoudiennes pour que le corps du "martyr" soit rendu "rapidement" à la famille afin d'être inhumé à Awamiya, son village natal dans l'est de l'Arabie.

Cheik Nimr, condamné pour terrorisme

La mise à mort samedi en Arabie saoudite de cheikh Nimr, critique virulent du pouvoir à Ryad, a suscité de violentes critiques de l'Iran et des manifestations lors desquelles l'ambassade saoudienne à Téhéran a été en partie détruite et le consulat saoudien attaqué dans la ville de Machhad.

Le cheikh Nimr, condamné à mort pour "terrorisme", était vénéré parmi la minorité chiite d'Arabie saoudite et au-delà des frontières du royaume.

A.-F. L. avec AFP