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Netanyahu: "Israël "ne permettra pas que ses soldats soient traînés" devant la CPI

Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 4 janvier 2015.

Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 4 janvier 2015. - Oded Balilty - Pool - AFP

Une démarche d'adhésion palestinienne aux Nations unies vise à demander des comptes à Israël pour des offensives lancées sur Gaza. L'Etat hébreu envisage déjà une série de sanctions.

Israël a assuré dimanche qu'il ne permettrait aucune poursuite contre ses soldats après la demande des Palestiniens d'adhérer à la Cour pénale internationale (CPI).

"Nous ne permettrons pas que les soldats et officiers de Tsahal soient traînés devant le tribunal de La Haye", a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

L'objectif de la démarche d'adhésion palestinienne, entamée vendredi aux Nations unies, est de pouvoir demander des comptes aux dirigeants israéliens pour les trois offensives lancées sur Gaza depuis 2008 ou encore pour l'occupation, devant cette cour compétente en matière de génocide, crime contre l'humanité et crime de guerre. Elle s'inscrit dans le cadre d'une offensive diplomatique menée à l'ONU par les Palestiniens, qui entendent de nouveau soumettre au Conseil de sécurité leur projet de résolution, rejeté la semaine dernière à New York.

Le versement de taxes gelé

En rétorsion, Israël avait gelé dès samedi le versement de 106 millions d'euros de taxes collectées pour le compte de l'Autorité palestinienne. Ces paiements sont vitaux pour l'Autorité palestinienne car ils représentent plus des deux tiers de ses recettes budgétaires propres et contribuent au paiement de plus de 150.000 fonctionnaires.

Ce gel pourrait toutefois n'être que la première d'une série de sanctions contre les Palestiniens, selon plusieurs ministres interviewés dimanche sur la radio israélienne.

"Si les Palestiniens ne reviennent pas en arrière nous devrons prendre des mesures encore plus dures jusqu'à une dissolution progressive, une neutralisation progressive de l'Autorité palestinienne", a ainsi déclaré le ministre des Renseignements Youval Steinitz, considéré comme un proche de Benjamin Netanyahu. Officiellement, l'Autorité palestinienne ne peut être dissoute que par les Palestiniens. 

Le gel des versements à l'Autorité palestinienne avait promptement été qualifié samedi de "nouveau crime de guerre" par un haut responsable palestinien. Benjamin Netanyahu a renvoyé dimanche ces accusations aux dirigeants de Ramallah, qui ont selon lui contracté "une alliance avec les criminels de guerre du Hamas" en formant un gouvernement d'indépendants après leur réconciliation au printemps avec le mouvement islamiste, considéré comme "terroriste" par Israël et les Etats-Unis.

A. D. avec AFP