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Jérusalem: incendie criminel dans une église pendant la visite du pape

Le pape François, ce lundi, célébrant une messe au Cénacle, à Jérusalem.

Le pape François, ce lundi, célébrant une messe au Cénacle, à Jérusalem. - -

Le sinistre s'est déclaré lundi soir dans l'une des principales églises catholiques de Jérusalem, sur le mont Sion. Le pape François célébrait alors une messe dans le bâtiment voisin du Cénacle.

Dernier jour en Terre sainte mouvementé pour le pape François. Lundi soir, un incendie s'est déclaré dans l'une des principales églises catholiques de Jérusalem, sur le mont Sion, pendant la visite du chef de l'Eglise catholique, a indiqué le porte-parole de l'abbaye de la Dormition.

L'origine criminelle du sinistre ne fait pas de doute. "Quelqu'un est entré dans l'église, est descendu à la crypte, s'est emparé d'un livre utilisé par les pèlerins et l'a amené dans une petite salle près de l'orgue. Là, il a mis le feu au livre, brûlant des croix de bois", a relaté le frère Nikodemus Schnabel. Selon ce moine bénédictin, le feu a été constaté à 19 heures locales (18 heures françaises).

Ce sont les moines ont maîtrisé le sinistre à l'aide d'extincteurs. Mais entretemps, du mobilier et des croix en bois avaient été brûlés.

Un site qui cristallise les tensions

Peu avant l'incendie, le pape célébrait une messe dans le bâtiment voisin du Cénacle, à quelques dizaines de mètres là. Un site sacré à la fois pour les chrétiens, les juifs et les musulmans, qui cristallise les tensions dans la Ville sainte.

Selon la tradition chrétienne, c'est à cet endroit, à l'extérieur des murailles de la vieille ville, qu'a eu lieu la Cène, le dernier repas de Jésus avec ses apôtres. Aujourd'hui, les chrétiens demandent à avoir l'usage du lieu, où ils ont libre accès mais ne peuvent célébrer des messes que deux fois par an, pour le Jeudi Saint et la Pentecôte.

Cette demande avait déclenché la colère d'extrémistes juifs. Ceux-ci redoutaient que la venue du pape au Cénacle ne fasse partie de négociations entre Israël et le Saint-Siège afin de mettre un terme au statu quo à leur détriment.

M. T. avec AFP