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Une carte pour prédire les conflits à venir

En utilisant des bases de données recensant les incidents, des chercheurs américains ont dressé une carte anticipant les futures violences à venir en Afghanistan.

En utilisant des bases de données recensant les incidents, des chercheurs américains ont dressé une carte anticipant les futures violences à venir en Afghanistan. - -

SUR LES INTERNETS - En utilisant des bases de données recensant les incidents, des chercheurs américains ont dressé une carte anticipant les futures violences à venir en Afghanistan.

Les conflits obéissent-ils à des règles statistiques ? Trois scientifiques américains ont élaboré des prédictions sur les futures violences à venir en Afghanistan en se basant sur celles passées. Pour leurs travaux, Joshua Stevens, Jay Yonamine et John Beieler, de jeunes chercheurs en géographie et sciences politiques de l’Université de Pennsylvanie, ont utilisé une gigantesque base de données en open source, "Global Dataset of Events, Location, and Tone" (GDELT).

Voir la proéminence des conflits frontaliers

Cet annuaire géant des conflits répertorie et localise plus de 200 millions d’incidents et événements politiques et sociaux survenus dans le monde depuis 1979, pourvu qu’ils aient été recensés par les agences et titres de presse. Il s'agit donc de sources non exhaustives, l'intérêt des médias peut varier en fonction des périodes.

Les travaux des trois chercheurs recensent les affrontements en Afghanistan depuis 1979. Sur les 1.029.479 "conflits matériels" répertoriés, 92% ont eu lieu après le 7 octobre 2001, date du début de l’opération "Liberté immuable" lancée par les Etats-Unis après le 11-Septembre. Leur travail permet de voir la proéminence des conflits frontaliers.

Et d'après leurs prédictions, si une augmentation des conflits est attendue dans la plupart des régions du pays, les violences devraient décroître dans certaines parties.

Voir leurs prévisions sur ces cartes:

Selon Jay Yonamine, ce type de modèle, qui reste encore à affiner, pourrait s’il s’avère probant "être utile pour plusieurs groupes, tels que les universitaires, les décideurs politiques, les ONG et même les analystes financiers".
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K. L.