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Meurtre de Khashoggi: la CIA est-elle arrivée à des conclusions?

Jamal Khashoggi le 15 décembre 2014

Jamal Khashoggi le 15 décembre 2014 - Mohammed Al-Shaikh - AFP

Des sources du Washington Post et du New York Times, assurent que la CIA a les preuves que le prince héritier saoudien avait commandité l'assassinat du journaliste. Washington dément.

Selon le Washington Post et le New York Times, qui citent des sources anonymes, la CIA a conclu que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait commandité l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi à Istanbul.

"Les récentes informations selon lesquelles le gouvernement américain a abouti à une conclusion définitive sont inexactes", a affirmé Heather Nauert, porte-parole de la diplomatie américaine. "Nombre de questions sans réponses demeurent concernant le meurtre de M. Khashoggi", a-t-elle ajouté.

Des révélations basées sur un coup de téléphone

Les révélations du Washington Post, avec lequel collaborait régulièrement le journaliste critique de Ryad, contredisent les récentes affirmations du royaume saoudien qui a totalement dédouané Mohammed ben Salmane. Pour parvenir à ses conclusions, précise le quotidien, la CIA s'est notamment appuyée sur un appel entre le frère du puissant prince héritier, également ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, et Jamal Khashoggi.

Selon le journal de Washington, Khalid ben Salmane a conseillé à Jamal Khashoggi de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu'il ne lui arriverait rien. Le quotidien ajoute qu'il avait passé ce coup de fil à la demande de son frère.

"C'est une accusation grave"

Khalid ben Salmane a très rapidement réagi, sur Twitter, à ces accusations, réfutant fermement les allégations du Washington Post. "C'est une accusation grave qui ne devrait pas être laissée à des sources anonymes", a-t-il dénoncé, assurant n'avoir jamais discuté d'un voyage en Turquie avec le journaliste.

L'Arabie saoudite a, à plusieurs reprises, changé sa version officielle sur ce qui était arrivé à Jamal Khashoggi une fois franchie la porte du consulat.

Sa. V avec AFP