BFMTV

La Turquie pourrait participer à la lutte contre Daesh

Pour l'instant, le gouvernement turc s'est contenté de garder ses frontières et de réguler l'afflux de réfugiés kurdes venus de Syrie.

Pour l'instant, le gouvernement turc s'est contenté de garder ses frontières et de réguler l'afflux de réfugiés kurdes venus de Syrie. - Bulent Kilic - AFP

Le gouvernement turc va demander, ce lundi, à son parlement de rejoindre le combat contre les jihadistes de Daesh. Grâce à ses frontières avec l'Irak et la Syrie, la Turquie pourrait être le premier pays à envoyer des troupes au sol.

Alors que les raids aériens se poursuivent contre le groupe Etat Islamique, aussi appelé Daesh, la Turquie pourrait être le premier pays à rejoindre la coalition pour mener le combat au sol. Ce lundi, le gouvernement turc demande au parlement d'autoriser l'armée à intervenir en Syrie et en Irak.

Les parlementaires turcs débattront jeudi de cette proposition.

130.000 réfugiés syriens en Turquie

D'autres pays de la région, comme l'Arabie Saoudite et la Jordanie, ont déjà rejoint la coalition, mais ils ont uniquement participé aux bombardements.

La problème est encore plus aigu pour la Turquie, qui au Sud, partage une frontière avec le Nord de la Syrie et de l'Irak. Un soutien au sol pourrait être crucial.

Les autorités d'Ankara avaient été jusqu'à présent réticentes à intervenir dans un conflit qui prend désormais place à quelques kilomètres de la frontière entre la Syrie et la Turquie. Plus de 130.000 personnes, principalement des Kurdes, se sont réfugiées sur son sol la semaine dernière.

Depuis, les autorités tentent d'empêcher les jeunes Kurdes de traverser à nouveau la frontière pour aller aider leurs proches. Les Etats-Unis comme les représentants kurdes ont accusé le gouvernement de s'être montré moins stricts avec les jihadistes venus rejoindre Daesh.

Joseph Sotinel