BFMTV

La Colombie et l'ELN vont négocier pour une "paix complète"

Le commandant Pablo Beltran de l'ELN lors d'une conférence de presse à Quitole 18 janvier 2017

Le commandant Pablo Beltran de l'ELN lors d'une conférence de presse à Quitole 18 janvier 2017 - Juan Cevallos, AFP

Après un accord de paix historique avec les Farc, la Colombie va entamer des pourparlers officiels avec l'ELN, la dernière guérilla du pays.

Le gouvernement colombien et l'ELN, dernière guérilla active du pays, doivent entamer le 7 février en Équateur des pourparlers officiels pour parvenir à "une paix complète" après le pacte avec les Farc, et clore ainsi plus de 50 ans de conflit armé.

"Nous avons convenu d'installer la table publique de début de la phase formelle des dialogues pour la paix en Colombie le 7 février à Quito", ont annoncé les deux délégations dans un communiqué lu par Juan Meriguet, représentant du gouvernement d'Equateur, pays hôte et garant du processus.

Un peu plus tôt mercredi, le président colombien Juan Manuel Santos avait annoncé qu'un "accord" avait été obtenu avec l'Armée de libération nationale (ELN) pour l'ouverture de ces négociations qui, a-t-il réitéré, permettront "une paix complète".

Discussions a huis clos dans un lieu tenu secret

"Je peux vous dire que nous sommes parvenus à un accord", a déclaré le chef de l'Etat et récent prix Nobel de la Paix en se réjouissant de cette "bonne nouvelle", lors d'un conférence de presse à Davos où il participe au Forum économique mondial.

Les deux délégations discutaient depuis vendredi à huis clos dans un lieu tenu secret des environs d'Ibarra, dans le nord de l'Equateur, pays frontalier de la Colombie.

La Colombie est déchirée depuis les années 1960 par une confrontation armée qui, au fil des décennies, a impliqué une trentaine de guérillas, des paramilitaires d'extrême droite et les forces de l'ordre, faisant au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et quelque 6,9 millions de déplacés.

Mercredi, un affrontement entre les Farc et un groupe dissident opposé aux accord de paix, a fait un mort.

G.D. avec AFP