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L'ONU accuse des belligérants en Syrie de profiter de la pandémie pour attaquer les civils

Un membre des casques blancs dans la ville rebelle d'Atareb, dans la province d'Alep, le 7 mai 2020.

Un membre des casques blancs dans la ville rebelle d'Atareb, dans la province d'Alep, le 7 mai 2020. - AAREF WATAD / AFP

Avec l'attention mondiale tournée vers la crise du coronavirus, divers acteurs du conflit syrien en profiteraient pour s'en prendre aux populations civiles d'après les Nations unies.

La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a accusé ce vendredi des belligérants en Syrie de profiter de la pandémie de nouveau coronavirus pour perpétrer des attaques contre les populations civiles.

"Diverses parties prenantes du conflit en Syrie, y compris l'EI, semblent profiter du fait que l'attention du monde est tournée vers la pandémie de Covid-19 pour se regrouper et exercer des violences contre la population", a dénoncé Michelle Bachelet dans un communiqué, disant craindre "une bombe à retardement qui ne peut être ignorée".

Au moins 33 attaques depuis début mars

Ses services ont recensé 33 attaques à l'engin explosif improvisé depuis début mars, dont 26 dans des quartiers résidentiels et sept sur des marchés. Elles ont presque toutes été perpétrées dans des régions du nord et de l'est du pays en majorité contrôlées par l'armée turque ou les forces démocratiques syriennes, les troupes dominées par les Kurdes qui combattent l'État islamique. La plupart de ces attaques n'ont pas été revendiquées.

La guerre en Syrie déclenchée en 2011 a fait plus de 380.000 morts et déplacé plusieurs millions de personnes. "J'exhorte tous ceux qui continuent à se battre, à tuer et forcer à la fuite les Syriens éprouvés et assiégés à se retirer, et à donner une chance à la paix", a conclu Michelle Bachelet.

C. S. avec AFP