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Irak, Syrie, Libye, Ukraine... Hollande face aux ambassadeurs

Le président de la République François Hollande a fixé les grandes lignes de sa diplomatie

Le président de la République François Hollande a fixé les grandes lignes de sa diplomatie - Christophe Ena - AFP

Le chef de l'Etat s'est exprimé, jeudi, pendant près d'une heure, face aux ambassadeurs de la France dans la monde pour clarifier la position de l'exécutif sur les points chauds que sont la Syrie, l'Irak, l'Ukraine ou la Libye.

Montée en puissance des jihadistes au Moyen-Orient, conflit en Ukraine, guerre à Gaza, chaos en Libye, épidémie d'Ebola: François Hollande a fixé les grandes lignes de sa diplomatie, lors de la traditionnelle conférence des ambassadeurs, dans un contexte international d'une exceptionnelle gravité, le "plus grave depuis 2001", a insisté le chef de l'Etat.

 Lutte conte EI en Syrie et en Irak

Le chef de l'Etat a notamment assuré qu'aucune coopération avec le gouvernement de Bachar al-Assad pour lutter contre le "terrorisme" en Syrie et en Irak ne serait mise en oeuvre. La France a livré des armes aux Kurdes, en première ligne face à l'Etat islamique (EI) dans le nord de l'Irak.

  • "Une large alliance est nécessaire mais que les choses soient claires: Bachar al-Assad ne peut pas être un partenaire de la lutte contre le terrorisme, c'est l'allié objectif des jihadistes", a souligné François Hollande. Le régime de Damas s'est dit prêt à coopérer avec Washington.

Le président de la République a répété sa volonté de réunir une conférence internationale à Paris "pour organiser la coordination de l'action internationale sur les plans humanitaire, sécuritaire mais aussi militaire".

Crise en Ukraine

"S'il est avéré que des soldats russes sont présents sur le sol ukrainien, ce serait intolérable et inacceptable", a déclaré François Hollande, qui a demandé à la Russie de "respecter la souveraineté de l'Ukraine" et de "cesser son soutien aux séparatistes" dans l'Est du pays.

Depuis le début de la crise qui a vue, entre autres un avion de ligne être abattu aux alentours de Donetsk, le chef de l'Etat et la chancelière allemande Angela Merkel sont lancés dans une intense "diplomatie du téléphone" pour tenter de convaincre le président russe, Vladimir Poutine, d'apaiser la situation.

Guerre à Gaza

Deux jours après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu à Gaza, après 50 jours de conflit, François Hollande a appelé l'Europe à s'impliquer davantage dans la résolution du conflit israélo-palestinien. "L'Europe fait beaucoup pour reconstruire et développer la Palestine", mais "elle ne doit pas être simplement un guichet auquel on s'adresse pour panser les plaies d'un conflit récurrent", a-t-il jugé.

Situation en Libye

En Libye, en proie depuis la mi-juillet à des combats meurtriers entre milices rivales, le chef d'Etat français a demandé aux Nations unies d'organiser un "soutien exceptionnel aux autorités libyennes" pour rétablir l'Etat, sous peine de voir le terrorisme se répandre "dans toute la région", sans préciser les formes, civiles ou militaires, de ce soutien.

S.A. avec AFP