BFMTV

Fusillade de Las Vegas: la Maison Blanche évite le débat sur les armes

L'hôtel Mandalay Bay, où le tireur a ouvert le feu.

L'hôtel Mandalay Bay, où le tireur a ouvert le feu. - Mark RALSTON / AFP

Hillary Clinton et Joe Biden, grandes figures du Parti démocrate, ont relancé le débat sur la législation entourant la possession d'armes à feu aux Etats-Unis ce lundi après la fusillade meurtrière de Las Vegas. La Maison Blanche se refuse à y entrer.

Quelques heures après la fusillade qui a emporté la vie de 59 personnes et fait 527 blessés à Las Vegas dimanche soir, Hillary Clinton a initié le débat sur l'obtention et la possession d'armes à feu aux Etats-Unis (protégées par la constitution américaine). Sur Twitter, la candidate malheureuse à la présidentielle a lancé:

"Nous devons résister au lobby des armes pour que cela ne se reproduise pas", a tweeté l'ex-candidate démocrate à la présidentielle américaine. "La foule a fui au bruit des coups de feu. Imaginez le nombre de morts si le tireur avait eu un silencieux, que la NRA (le puissant lobby des armes, ndlr) veut rendre plus facile à obtenir", a ensuite écrit Hillary Clinton. 

"Il n'y a pas d'excuse à l'inaction"

Joe Biden, sur le même réseau social, a livré des commentaires similaires. "Combien de temps laisserons-nous la violence des armes déchirer des familles? Assez. Le Congrès et la Maison Blanche doivent à présent agir pour sauver des vies. Il n'y a pas d'excuse à l'inaction", a écrit l'ancien vice-président des Etats-Unis. 

Une discussion "prématurée" pour la Maison blanche

La Maison Blanche a, pour l'heure, écarté la question, estimant qu'il serait "prématuré" de lancer un débat sur l'encadrement des ventes d'armes à feu aux Etats-Unis. "Aujourd'hui est une journée pour consoler les survivants et pleurer ceux que nous avons perdus", a déclaré Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de Donald Trump. "Il serait prématuré de parler de politique quand nous ne connaissons pas tous les faits", a-t-elle ajouté, mettant en garde contre la tentation de "créer des lois qui n'empêcheraient pas" ce genre de tragédies.

"Il est très facile pour Mme Clinton de critiquer, mais il faut se rappeler que la seule personne qui a du sang sur les mains est le tireur, et ce n'est pas le moment de s'en prendre à des individus ou à des organisations", a aussi réagi Sarah Huckabee Sanders. 

Soutenu avec force par la plus grande organisation du lobby des armes à feu aux Etats-Unis, la National Rifle Association (NRA), Donald Trump s'est posé, pendant la campagne, en farouche défenseur du Deuxième amendement de la Constitution. Objet d'âpres discussions quand à son interprétation, ce dernier stipule qu'"il ne pourra être porté atteinte au droit du peuple de détenir et de porter des armes".

Robin Verner avec AFP