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Ukraine: cinq civils morts dans les violences à Kiev

Des activistes de la place Maidan, à Kiev, le 17 février.

Des activistes de la place Maidan, à Kiev, le 17 février. - -

Cinq personnes ont été tuées dans les violences à Kiev selon les services médicaux de l'opposition, et un photographe a été blessé par une grenade assourdissante.

Des heurts ont éclaté mardi à Kiev entre manifestants et policiers anti-émeute près du parlement ukrainien, qui devait examiner une réforme constitutionnelle réduisant les pouvoirs présidentiels.

Cinq civils ont été tués lors d'affrontements entre policiers et manifestants hostiles au président Viktor Ianoukovitch, a annoncé la police. "Cinq civils sont morts dans les violences massives à Kiev", a déclaré à l'AFP la porte-parole de la police, Olga Bilyk, sans autre précision.

Les manifestants encagoulés ont incendié deux camions postés aux environs du parlement avec des cocktails molotov. Les policiers ont riposté avec un canon à eau. D'autres manifestants continuaient à arracher les pavés rue Institutska, près du parlement.

Premiers affrontements à Kiev depuis janvier

Au cours des affrontements, les manifestants ont pris d'assaut au cocktail molotov et brièvement occupé le siège du parti du président ukrainien Viktor Ianoukovitch dans le centre de la capitale ukrainienne.

"Nous appelons de nouveau l'opposition ukrainienne à renoncer aux menaces et aux ultimatums et à entamer un dialogue avec le pouvoir afin de permettre au pays de sortir d'une crise profonde", a poursuivi le ministère russe.

Le renoncement des autorités ukrainiennes à un projet d'association avec l'Union européenne, au profit d'un rapprochement avec la Russie, a déclenché fin novembre un mouvement de contestation sans précédent.

L'opposition a accusé le pouvoir ukrainien de céder aux pressions de Moscou. La Russie a de son côté à plusieurs reprises accusé les Occidentaux de faire pression sur Kiev et de vouloir y étendre leur influence.

Il s'agit des premiers affrontements à Kiev depuis ceux de la fin janvier qui avaient fait quatre morts et plus de 500 blessés.

M.G. avec AFP