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Violeur franco-suisse: un week-end de traque

Le détenu évadé Fabrice Anthamatten. Image diffusée samedi par la police genevoise.

Le détenu évadé Fabrice Anthamatten. Image diffusée samedi par la police genevoise. - -

Fabrice Anthamatten, un violeur récidiviste en cavale, a mobilisé pendant quatre jours plusieurs polices européennes avant d'être appréhendé dimanche soir.

Le temps d'un week-end, son visage a été diffusé partout. Fabrice Anthamatten, violeur franco-suisse suspecté de meurtre, a mobilisé plusieurs polices européennes, avant d'être arrêté dimanche en Pologne. Récit d'une chasse à l'homme.

> Une cavale de quatre jours

L'affaire commence jeudi. Fabrice Anthamatten, un binational franco-suisse qui purge à Genève (Suisse) une longue peine pour viol, bénéficie d'une permission de sortie dans le cadre de son programme thérapeutique. C'est la seconde fois qu'il effectue ce type de sortie avec une socio-thérapeute. La première, le 3 septembre, avait fait l'objet d'une évaluation positive.

Mais dès le soir, la jeune femme est portée disparue. Vendredi, son corps est retrouvé dans un bois près de Genève, près du lieu où ils devaient se rendre dans le cadre du suivi du détenu. Introuvable, l'homme fait rapidement l'objet d'une "notice rouge" d'Interpol, l'organisation policière internationale.

Il est finalement appréhendé en Pologne dimanche soir, près de la ville de Police. "Il a été arrêté par la police allemande (...) lors d'une poursuite transfrontalière", a précisé le porte-parole de la police polonaise Marius Sokolowski. "Il fuyait dans la voiture immatriculée en Suisse", dans lequel sa thérapeute l'avait fait entrer.

> Une "bombe prête à exploser de nouveau"

Au cours de la traque, la presse a décrit cet homme de 39 ans comme "extrêmement dangereux". Condamné en Suisse pour viol en 2001, Fabrice Anthamatten avait récidivé en France lors d'une permission de sortie, et avait été condamné de nouveau. Transféré en Suisse, il purgeait à Genève une peine cumulée de 20 ans de prison.

Liliane Daligand, une experte française qui l'avait examiné à ce moment-là, avait alors estimé qu'il "allait recommencer". Elle avait dépeint "une bombe prête à exploser de nouveau".

> Suspension des permissions de sortie

L'affaire a suscité une grande émotion en Suisse, car elle intervient après d'autres cas remettant en cause l'efficacité du système d'exécution des peines.

En conséquence, le chef du département de la sécurité de Genève a annoncé la suspension de toutes les sorties temporaires de détenus des établissements pénitentiaires de Genève - une mesure qui concerne 600 personnes.

M. T.