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Londres: ce que l'on sait de l'attentat qui a eu lieu dans le métro

Les secours après l'attentat à Parsons Green, une station de métro londonien, le 15 septembre 2017

Les secours après l'attentat à Parsons Green, une station de métro londonien, le 15 septembre 2017 - Daniel Leal-Olivas-AFP

Une explosion "terroriste" a fait une trentaine de blessés ce vendredi matin dans une station de métro à Londres. L'attentat a été revendiqué par Daesh.

Plusieurs personnes ont été blessées ce vendredi matin à l'heure de pointe lors d'un attentat, revendiqué par Daesh, dans une station du métro londonien. L'attentat -le cinquième en six mois à Londres- s'est produit dans la station de Parsons Green, située dans un quartier aisé du sud-ouest de la capitale britannique.

Le niveau d'alerte au Royaume-Uni a été relevé de "grave" à "critique", son seuil maximal, a déclaré la Première ministre dans un message télévisé. Elle a ajouté que des militaires seraient déployés sur des sites clés, non accessibles au public.

Le train était à l'arrêt

Aurore, une Française qui se trouvait dans la rame au moment des faits a raconté la scène sur l'antenne de BFMTV. Elle explique notamment que l'incident est survenu sur une portion aérienne de la ligne et que le métro était à l'arrêt à ce moment là.

"Il y a eu un choc, un peu comme quand un train freine très brusquement, et puis j'ai vu des flammes qui s'engouffraient dans la rame et s'approchaient vers moi. Il y avait des gens qui criaient 'sortez, sortez du métro'. Heureusement les portes étaient ouvertes, et c'était un métro ouvert vers l'extérieur, pas dans un tunnel."

Un attentat revendiqué par Daesh

Un engin explosif improvisé

L'attentat a été perpétré à l'aide d'un engin explosif artisanal, a déclaré le commandant de l'unité antiterroriste de la police londonienne, Mark Rowley. "Nous considérons qu'il s'agit de la détonation d'un engin explosif artisanal improvisé", a-t-il déclaré lors d'un bref point presse. Cet engin explosif "était destiné à faire d'énormes dégâts", a ajouté Theresa May.

Des photos diffusées sur Twitter montrent ce qui pourrait être l'origine de l'explosion: un seau blanc en train de brûler dans un sac en plastique de supermarché à l'intérieur d'une rame de métro, à proximité des portes automatiques, et dont sortaient des fils électriques.

Un témoin a raconté à BFMTV avoir entendu "un gros boum à environ 10 mètres de moi".

"En regardant, j'ai vu des flammes et j'ai suivi le mouvement de foule. Tout le monde a commencé à se ruer sur la porte, c'était la panique, tout le monde se marchait dessus, se bousculait pour partir."

29 personnes blessées

Quelque 29 personnes ont été hospitalisées. Aucune d'entre elles ne se trouve dans un état grave, la plupart ont été traitées pour des brûlures, ont fait savoir les services de santé.

Une journaliste du site Metro.co.uk, présente sur place, a évoqué des personnes blessées au visage. Un témoin, Peter Crowley, a dit avoir vu "une boule de feu" et posté sur son compte Twitter des photos montrant son front brûlé. Un autre témoin cité par l'agence Press Association, a lui décrit une véritable scène de "panique".

L'auteur connu de Scotland Yard?

Donald Trump a assuré dans un tweet que les terroristes, "des personnes malades et folles", étaient connus de Scotland Yard, le quartier général de la police britannique. Dans le même post, le président américain a qualifié l'auteur de cette attaque de "terroriste raté".

En réponse à ce tweet, Theresa May a dénoncé les spéculations "d'aucune aide" du locataire de la Maison Blanche sur une enquête en cours.

Dans la soirée, le président américain a tweeté que leurs "pensées et prières allaient au peuple londonien", "victimes d'une attaque terroriste malveillante".

C.H.A. avec AFP