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Une application sur le référendum en Catalogne supprimée par Google

Un manifestant pro-indépendance colle des affiches pendant une démonstration de force des partisans du "oui", le 20 septembre, à Barcelone.

Un manifestant pro-indépendance colle des affiches pendant une démonstration de force des partisans du "oui", le 20 septembre, à Barcelone. - Lluis Gene - AFP

Le Tribunal supérieur de justice de Catalogne a ordonné au géant américain la suppression d'une application disponible sur le portail de téléchargement d'applications Google Play, faisant la promotion du référendum d'autodétermination censé se tenir ce dimanche.

A quelques heures du référendum sur l'indépendance de la Catalogne, une nouvelle étape dans les tensions entre Madrid et Barcelone vient d'être franchie. Le Tribunal supérieur de justice de Catalogne, soumis au pouvoir judiciaire espagnol, a ordonné au géant américain Google la suppression d'une application disponible sur le portail de téléchargement d'applications de Google, Google Play, rapporte l'agence Reuters.

Une application recommandé par le président de la Catalogne

Cette application, nommée "On Votar 1-Oct", sert aux indépendantistes catalans à préparer le scrutin de ce dimanche 1er octobre, et à diffuser des informations. Elle vise notamment à aider les électeurs à trouver le bureau de vote le plus proche. Le président de la Catalogne, Carles Puigdemont, en avait personnellement fait la promotion sur son compte Twitter, le 27 septembre. 

Un scrutin interdit

Les Catalans sont appelés aux urnes par leur gouvernement régional indépendantiste, ce dimanche 1er octobre, pour participer à un référendum d’autodétermination. Un scrutin interdit par le pouvoir central, et dont la tenue reste incertaine, tant Madrid a multiplié les mesures pour gêner, voire tout bonnement empêcher le vote. Mais de son côté, le gouvernement catalan assure que le scrutin aura lieu.

Selon la justice, l'application "On Votar 1-Oct" est contraire à l'arrêt rendu par le Tribunal constitutionnel espagnol le 12 septembre, qui a interdit le référendum. Le Tribunal supérieur de justice de Catalogne a par ailleurs ordonné à Google de bloquer toutes les prochaines applications provenant du même développeur.

Jeudi, l'ONG Reporters sans frontières avait condamné dans un communiqué publié sur son site espagnol "l'utilisation de procédures judiciaires pour intimider des médias catalans", à l'approche du référendum, alors que plusieurs médias régionaux ont reçu des injonctions émanant du Tribunal supérieur de justice de Catalogne.

Adrienne Sigel