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La Catalogne va rouvrir ses "ambassades" fermées par Madrid huit mois plus tôt

Le drapeau de la Catalogne. Photo d'illustration

Le drapeau de la Catalogne. Photo d'illustration - PAU BARRENA / AFP

Le responsable des affaires internationales du gouvernement catalan a annoncé ce mardi la réouverture des délégations au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Italie, en Suisse et aux Etats-Unis.

Le gouvernement indépendantiste catalan a approuvé mardi la réouverture de six de ses délégations internationales controversées, fermées par Madrid lors de la mise sous tutelle de la région après la vaine déclaration d'indépendance d'octobre dernier.

"Aujourd'hui, nous avons remis sur l'eau le navire de l'action extérieure du gouvernement de la Catalogne", a expliqué le responsable des affaires internationales du gouvernement catalan, Ernest Maragall.

Comme il l'avait annoncé il y a deux semaines depuis le bureau du gouvernement catalan à Bruxelles, la seule "ambassade" à être restée ouverte ces derniers mois, Maragall a confirmé la réouverture des délégations au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Italie, en Suisse et aux Etats-Unis.

Vers une extension du réseau

Il a en outre annoncé la création prochaine d'une nouvelle délégation dans un pays scandinave, et l'extension du réseau à d'autres pays européens, au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie ou en Amérique latine.

Après la vaine déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne le 27 octobre, le gouvernement espagnol avait mis sous tutelle la région et fermé dix des onze délégations extérieures du gouvernement catalan.

Leur nombre avait augmenté ces dernières années dans l'objectif de faire connaître la cause de l'indépendance de la Catalogne à l'étranger. Le Parti populaire (conservateur) de l'ancien chef du gouvernement Mariano Rajoy ou la formation libérale Ciudadanos les ont critiquées avec véhémence comme une "arme de propagande" des indépendantistes.

Le nouveau ministre des Affaires étrangères, le socialiste Josep Borrell, critique virulent des indépendantistes, a reconnu récemment qu'il n'était pas possible de les "interdire", mais assuré qu'il surveillerait leurs activités.

C. P. avec AFP