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Catalogne: la déclaration solennelle de Puigdemont finalement annulée

Carles Puigdemont devait prononcer un discours.

Carles Puigdemont devait prononcer un discours. - Lluis Gene - AFP

Le président de la région devait prendre la parole à 14h30 pour répondre aux menaces de mise sous tutelle de la Catalogne.

Annoncée, avancée, repoussée puis annulée. Le président catalan, Carles Puigdemont, devait faire une allocution solennelle à l'origine prévue, ce mercredi à 17 heures. Le discours avait été avancé à 13h30 avant d'être décalé à 14h30. Quelques minutes avant l'heure fatidique, le gouvernement régional a annoncé l'annulation de cette prise de parole. Sans donner d'explications.

"La déclaration est suspendue", a déclaré un porte-parole du gouvernement régional.

Selon la télévision catalane, cette allocution pourrait finalement avoir lieu à 17 heures depuis le parlement régional, alors même, qu'à Madrid, une commission sénatoriale se réunira pour discuter du vote de vendredi. En effet, une session plénière, à laquelle assistera Carles Puigdemont, est prévue en fin de journée. Chaque groupe qui compose le parlement pourra alors s'exprimer afin d'aboutir à des résolutions.

Tractations

Dans une lettre adressée dans la matinée au Sénat, le président catalan Carles Puigdemont estimait que la mise sous tutelle de sa région "dépossèdera le peuple de Catalogne de ses institutions" et entraînera "une situation encore plus grave" dans la région. Il répondait ainsi au vote prévu vendredi au Sénat sur l'utilisation de l'article 155 qui conduirait à la mise sous tutelle de la Catalogne.

Beaucoup de tractations ont lieu ces derniers jours en Catalogne au sein même des partisans de l'indépendantisme. Certains souhaiteraient provoquer des élections régionales, afin de désamorcer l'application de l'article 155, et d'autres réclament purement et simplement une déclaration d'indépendance. Dans la matinée, Deux élus du parti de Carles Puigdemon ont démissionné, invoquant un désaccord. L'un d'entre eux, Jordi Cuminal, a assuré que le président catalan avait choisi de convoquer des élections régionales, sans que le gouvernement catalan ne l'ait encore officiellement confirmé.

Justine Chevalier avec agences