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Explosions à l'aéroport de Bruxelles: au moins 13 morts et 35 blessés

L'aéroport de Bruxelles

L'aéroport de Bruxelles - BFMTV

Des explosions ont retenti mardi matin à l'aéroport et dans le métro de Bruxelles, faisant plusieurs victimes. Les transports en commun sont à l'arrêt et les autorités demandent à la population de ne pas se déplacer. L'alerte antiterroriste a été relevée au niveau maximal en Belgique.

Bruxelles a été secouée mardi matin par plusieurs attentats terroristes, avec de puissantes explosions à l'aéroport international et dans le métro qui ont fait au moins 26 morts, selon les pompiers, et paralysé la capitale belge.

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> Aéroport de Zaventem: au moins 14 morts et 35 blessés

Deux explosions ont d'abord retenti mardi matin peu avant 8 heures dans le hall de départ de l'aéroport Zaventem de Bruxelles. Ces déflagrations ont fait au moins 14 morts et 35 blessés, selon un bilan du parquet fédéral à la chaîne publique RTBF. Des ambulances ont été envoyées sur place.

L'aéroport de Bruxelles est fermé "jusqu'à nouvel ordre", a indiqué mardi sur son site internet Eurocontrol, l'organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne. Aucun vol ne part ou n'arrive. Un "plan catastrophe" a été déclenché par les autorités locales.

Une partie du plafond se serait effondrée au-dessus des guichets 4 et 5 de ce hub international, à l'heure de pointe. Des nuages de fumée étaient visibles à l'extérieur de l'aéroport. Selon des témoins cités par l'agence Belga, des tirs et des cris en arabe auraient été entendus avant les explosions.

Selon la RTBF à la mi-journée, une kalachnikov aurait été retrouvée sur place.

Selon le procureur belge, s'exprimant lors d'une conférence de presse en fin de matinée, l'attentat à l'aéroport de Bruxelles a "probablement provoqué par un kamikaze".

Les liaisons ferroviaires à destination de l'aéroport de Zaventem ont été suspendues, selon la presse locale citée par l'agence Reuters.

> Au moins 15 morts après une explosion dans le métro

Une heure après la double explosion dans l'aéroport, peu après 9 heures, une autre attaque est survenue dans la station de métro Maalbeek, située rue de la Loi, dans le quartier européen de Bruxelles, à 300 mètres de la Commission européenne. De la fumée noire s'échappait de l'entrée, selon des images de la RTBF.

Selon la STIB, la régie des transports bruxellois l'explosion a fait 15 morts et 55 blessés dont 10 dans un état critique.

Un porte-parole des pompiers de la capitale belge avait fait état, un peu plus tôt auprès de l'AFP, d'un bilan d'au moins "une dizaine" de morts. 

Le métro a été suspendu, de même que le réseau de bus et de trams de Bruxelles.

> "Restez où vous vous trouvez"

Un numéro d'urgence, le 02 506 47 11, a été mis en place.

"Restez où vous vous trouvez", ont intimé les autorités à la population en milieu de matinée après les explosions.

La Commission européenne, par la voix de la Commissaire européenne au Budget Kristalina Georgieva, a de son côté appelé ses employés à rester chez eux ou dans leurs bureaux.

> Alerte antiterroriste maximale

L'alerte antiterroriste a été relevée au niveau maximal en Belgique, a appris l'AFP de source officielle. Soit au niveau 4, selon les médias locaux.

Selon une source policière à BFMTV, les services de renseignement belges avaient eu hier l'information d'une attaque terroriste imminente, sans précision de lieu date ou mode opératoire.

Ces attentats interviennent quatre jours après la capture spectaculaire, à Molenbeek, une commune bruxelloise, de Salah Abdeslam, un Français d'origine marocaine, seul survivant du commando auteur des attentats jihadistes du 13 novembre à Paris qui ont fait 130 morts.

> Des "attentats aveugles, violents et lâches"

Lors d'une conférence de presse en fin de matinée, le Premier ministre belge Charles Michel a dénoncé des "attentats aveugles, violents et lâches" et parlé d'un "moment de tragédie", d'un "moment noir" pour la Belgique. "Nous redoutions un attentat et c'est arrivé", a-t-il dit en exhortant la population "au calme et à la solidarité". 

"Le Roi et la Reine" de Belgique "sont bouleversés par les attentats à l'aéroport de Bruxelles-National et dans le métro bruxellois. Ces actes sont odieux et lâches", a indiqué un communiqué de la royauté.

> A Paris, conseil de crise et sécurité renforcée

Dans ce contexte, en France, un conseil de défense s'est tenu aux alentours de 10 heures à l'Elysée autour du président de la République François Hollande. 

"A travers les attentats de Bruxelles, c'est toute l'Europe qui est frappée", a estimé le chef de l'Etat dans un communiqué de l'Elysée. L'Europe doit prendre "les dispositions indispensables face à la gravité de la menace", a-t-il ajouté, soulignant que "la France qui a été elle-même attaquée en janvier et novembre dernier y prend toute sa part".

"Nous sommes en guerre", a pour sa part réagi le Premier ministre Manuel Valls, exprimant sa "solidarité" et sa "compassion" aux victimes et à la Belgique.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé le déploiement de 1.600 policiers et gendarmes supplémentaires en France.

Les mesures de sécurité ont été renforcées dans les aéroports - notamment à Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly - gares et transports en commun, a indiqué la préfecture de police de Paris dans la matinée. 

V.R.