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Soldat tué à Londres: le principal suspect avait été arrêté au Kenya

Cette photo publiée par le journal britannique The Guardian, montre Michael Adebolajo, lors d'une manifestation en 2007.

Cette photo publiée par le journal britannique The Guardian, montre Michael Adebolajo, lors d'une manifestation en 2007. - -

Le principal suspect dans le meurtre barbare d'un militaire britannique à Londres avait été arrêté en 2010 au Kenya, près de la Somalie, la police kényane le soupçonnant de vouloir y rejoindre les islamistes shebab.

Michael Adebolajo, principal suspect dans le meurtre barbare d'un militaire britannique à Londres avait été arrêté en 2010 au Kenya, près de la Somalie. La police kényane le soupçonnant de vouloir y rejoindre les islamistes shebab, ont indiqué dimanche les autorités kényanes, confirmant des informations de la presse britannique.

L'homme qui a revendiqué le meurtre, à coups de couteau et de hachoir, d'un soldat mercredi dans la capitale britannique, avait été interpellé avec six hommes en novembre 2010 sur l'île kényane de Pate, a rapporté dimanche la presse britannique.

Pate, à quelques kilomètres de l'île touristique de Lamu, est située à une soixantaine de kilomètres de la Somalie où opèrent les insurgés shebab affiliés au réseau Al-Qaïda.

"Un acte dû au hasard"

Michael Adebolajo a effectivement été arrêté au Kenya en 2010, a confirmé le porte-parole du gouvernement kényan Muthui Kariuki.

"Il avait été arrêté sous un autre nom, un faux nom", a expliqué Muthui Kariuki. "Il n'a pas été poursuivi, nous l'avons remis au représentant local du MI5", les services de renseignements britanniques, a-t-il précisé.

Selon un officier kényan de la lutte antiterroriste, s'exprimant sous couvert d'anonymat, Adebolajo a été en contact lors de son séjour avec plusieurs suspects surveillés par la police dans le port de Mombasa.

"Je me souviens de son arrestation. Il y avait des suspects poursuivis à Mombasa et Adebolajo a terminé en prison parce qu'il leur avait parlé", a expliqué cet officier. Mais "il n'y avait pas de preuves pour le coincer, il a donc été libéré. Il a été interrogé à Mombasa et à Nairobi", a-t-il ajouté.

Muthui Kariuki a ajouté que le séjour d'Adebolajo au Kenya n'avait joué aucun rôle dans sa supposée radicalisation. "Insinuer qu'Adebolajo (...) s'est en quelque sorte radicalisé au cours d'un court séjour au Kenya, en route pour la Somalie, est totalement infondé et n'a aucun sens", a-t-il dit.

"Le fait qu'un homme soit passé au Kenya il n'y a pas longtemps et finisse par massacrer un soldat britannique à coups de hachoir dans une rue de Londres n'est que cela: un acte dû au hasard", a-t-il ajouté.

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M.R. avec AFP