BFMTV

Meurtre d'un soldat à Londres: qui sont les deux suspects?

La victime, âgée de 25 ans, a été tuée froidement à l'arme blanche.

La victime, âgée de 25 ans, a été tuée froidement à l'arme blanche. - -

Deux hommes se sont acharnés à l'arme blanche, mercredi, dans le Sud-Est de Londres, sur un soldat britannique. Sur des images filmées par des passants, l'un d'eux tient un discours clairement jihadiste. Qui sont les deux tueurs présumés et quelles sont leurs revendications?

Les mains maculées de sang, les armes encore à la main, l'un des tueurs présumés reste de longues secondes devant l'objectif d'un passant, à donner de premières explications à l'acte qu'il vient de commettre.

Quelques minutes plus tôt, il s'acharnait à la machette, avec l'aide d'un autre homme, sur un soldat britannique laissé pour mort sur le sol. Le tout en plein jour et en plein coeur du quartier de Woolwich, mercredi dans le Sud-Est de la capitale anglaise. "Il y a de fortes présomptions qu'il s'agisse d'une affaire terroriste", a estimé, peu après, le Premier ministre David Cameron.

Discours jihadiste

Habillé à l'occidental mais s'exprimant avec un fort accent londonien, le meurtrier présumé tient clairement un discours jihadiste.

"Par Allah tout puissant que nous continuerons de vous combattre jusqu’à ce que vous nous laissiez en paix", déclare-t-il sur les images amateurs prises par un passant qui circulent depuis mercredi. Avant de lancer: "Nous devons les combattre tout comme ils nous combattent. C’est œil pour œil, dent pour dent".

Des témoins cités par divers médias ont déclaré avoir entendu les agresseurs crier "Allah Akbar".

Piste nigériane?

Des enquêteurs évoqueraient une piste nigériane, une information non-confirmée par la police.

Si la nature terroriste de l'attaque vient à se confirmer, impossible de savoir, pour l'heure s’il s’agit d’un acte isolé ou en lien avec une organisation islamiste.

"Leur acte me fait penser à un acte amateur mais quand même bien préparé pour être diffusé sur l'ensemble de la planète", analyse Louis Caprioli, ancien sous-directeur chargé de la luttre contre le terrorisme à la DCRI.

Car il est vrai que les assaillants n’ont pas cherché à fuir, ni à se cacher. Souhaitant témoigner de leur acte, ils ont demandé durant de longues minutes à des passants de les filmer à visage découvert.


A LIRE AUSSI:

>> Londres: un homme tué à coups de machette en pleine rue

A.S. avec Grégoire Pelpel