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Les renseignements britanniques rejettent les accusations d'espionnage de Trump

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L'agence de surveillance britannique, le GCHQ, a qualifié ce vendredi d'"absurdes" les accusations de la Maison Blanche, citant une enquête de Fox News, selon lesquelles elle aurait mis sur écoute Donald Trump à la demande de Barack Obama.

Des accusations "complètement ridicules". Les renseignements britanniques se sont retrouvés à démentir, ce vendredi, les allégations d'espionnage de Donald Trump, formulées jeudi par le porte-parole de la Maison Blanche, rapporte le Guardian. Lors d'un point presse, Sean Spicer a en effet accusé le Royaume-Uni d'avoir espionné le président américain en le mettant sur écoute, pendant la campagne de 2016, à la demande de Barack Obama.

"Ces allégations devraient être ignorées"

La première mise en cause du Royaume-Uni était venue du commentateur de Fox News et ancien juge Andrew Napolitano, lors d'une émission diffusée le 14 mars. L'intervenant disait lui-même se baser sur les informations confiées par trois sources au sein de l'Intelligence, qui affirmaient que l'administration Obama s'était servie des renseignements britanniques pour espionner Donald Trump, pour ne "pas laisser d'empreintes américaines". Ses insinuations ont directement été reprises deux jours plus tard par la Maison Blanche, qui l'a d'ailleurs cité comme source.

"Les allégations récentes faites par le commentateur Andrew Napolitano selon lesquelles les renseignements électroniques du gouvernement britannique ont mis sur écoute le président avant son élection n'ont pas de sens. Elles sont complètement ridicules et devraient être ignorées", a commenté le porte-parole des renseignements britanniques. 

Un porte-parole de Downing Street a indiqué un peu plus tard dans la matinée ce vendredi que Londres avait reçu l'assurance de la Maison Blanche qu'elle ne répéterait pas ses accusations contre l'agence de renseignement.

Des accusations qui interrogent

Donald Trump avait déclenché un tollé le 4 mars en accusant sur Twitter l'ex-président Barack Obama d'avoir ordonné la mise sur écoute de ses lignes téléphoniques, sans fournir de détail, ni aucune preuve à l'appui de cette allégation.

Barack Obama, par la voix de son porte-parole, avait rapidement démenti. Donald Trump avait ensuite demandé au Congrès d'enquêter. La puissante Commission du renseignement du Sénat américain a affirmé jeudi ne disposer d'aucune preuve étayant les accusations du président Donald Trump.

La véracité des accusations de Donald Trump avait immédiatement suscité des interrogations, en particulier parce qu'elles avaient été lancées par le président après la publication, par des médias conservateurs, d'allégations similaires, ce qui laissait suggérer qu'il s'était inspiré de ces médias - ce que la Maison Blanche n'a jamais démenti.

Adrienne Sigel