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Heurts entre police et manifestants anti-G20 à Hambourg

La police charge les manifestants à Hambourg, le 6 juillet.

La police charge les manifestants à Hambourg, le 6 juillet. - Boris Roessler - AFP

A la veille de l'ouverture du sommet du G20 à Hambourg, où sont notamment attendus Donald Trump et Vladimir Poutine, des heurts ont éclaté entre police et manifestants antimondialistes.

Des heurts ont éclaté ce jeudi soir à Hambourg, en Allemagne, entre la police et des militants anti-G20, à la veille de l'ouverture du sommet des dirigeants des vingt pays les plus développés dans la ville. Les forces de l'ordre ont finalement dispersé la foule au moyen de gaz lacrymogène et de canons à eau, et décrété la fin de la manifestation.

Extrêmistes encagoulés

Ces heurts se sont produits en marge d'une marche à laquelle participaient plusieurs milliers de militants antimondialistes. La police a chargé le cortège de 12.000 personnes pour en faire partir plusieurs centaines d'extrémistes encagoulés et habillés de noir et des affrontements ont éclaté dans la foulée. 

Plusieurs personnes ont été blessées et d'autres interpellées par les forces de l'ordre, selon des images de la télévision allemande. Bouteilles, pierres et pétards ont été jetés sur les policiers qui ont riposté en déployant leurs canons à eau. La police a ajouté que son porte-parole avait été agressé par des protestataires, alors qu'il accordait une interview et a dû se réfugier dans un véhicule de pompiers.

La manifestation arrêtée

Les manifestants, réunis sous les slogans "Welcome to Hell" (Bienvenue en enfer) ou encore "Smash G20" (pulvérisez le G20), ont été stoppés par la police au bout de seulement 300 mètres de parcours. Ils étaient partis du "quartier des poissons", près de l'Elbe et se dirigeaient vers le centre des congrès où le sommet se tiendra vendredi et samedi.

Au bout d'un peu plus d'une heure, la police a décidé de mettre fin à la manifestation et entrepris de disperser la foule. Plusieurs milliers de personnes restaient toutefois aux abords des lieux des heurts. La police s'est justifiée en disant avoir demandé aux manifestants les plus extrémistes, qui défilaient encagoulés et vêtus de noir, de découvrir leur visage. Ce qu'ils n'ont pas fait.

Ce rassemblement à l'initiative d'une "alliance autonome et anticapitaliste", promettait d'être l'un des plus musclés en marge du sommet. La police, sur les dents depuis plusieurs jours, redoute une escalade des tensions, Hambourg étant réputé être un bastion de la contestation violente. Selon les autorités, jusqu'à 100.000 manifestants devraient battre le pavé sur plusieurs jours.

Adrienne Sigel avec AFP