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En évoquant le coronavirus, Trump s'emmêle les pinceaux sur les dates des guerres mondiales

Lors d'une conférence de presse lundi, le président américain a salué le travail "formidable" de son administration face à l'épidémie de Covid-19.

Donald Trump n'est pas un grand amateur d'histoire. C'est un trait désormais bien connu du président américain, qui l'a illustré une fois de plus lundi lors d'une conférence de presse. Interrogé sur l'état actuel de l'épidémie de Covid-19 aux États-Unis, où plus de 160.000 morts ont été comptabilisées, le locataire de la Maison Blanche a semblé confondre les deux guerres mondiales du XXe siècle.

"La comparaison la plus proche est 1917, disent-ils, la 'Grande pandémie', certainement un événement terrible, où il y a eu entre 150 et 200 millions de morts", a-t-il d'abord évoqué face aux journalistes lundi.

Il s'agit là d'une première confusion, puisque la grippe espagnole - à laquelle Donald Trump fait référence - a réellement démarré début 1918, avec une deuxième vague vers la fin de la Première Guerre mondiale, puis une troisième en 1919. Le président américain a alors ajouté:

"Ça a probablement mis fin à la Seconde Guerre mondiale, tous les soldats étaient malades. C'était une situation terrible."

"Personne n'a jamais rien vu de tel"

Le milliardaire ayant affirmé en amont que la grippe espagnole datait de 1917, difficile de présumer qu'il ne sache pas faire la distinction entre ces deux conflits. Quoi qu'il en soit, la séquence est partie d'une question sur le stade actuel de l'épidémie aux États-Unis, où l'on dénombre plus 162.000 morts. Un journaliste a demandé à Donald Trump s'il aurait critiqué Barack Obama avec un tel bilan.

"Non, je n'aurais pas fait cela", a répondu le président américain, souvent très critique à l'égard de son prédécesseur. Il l'accuse d'ailleurs de "trahison" pour avoir supposément espionné son équipe de campagne de 2016.

"Je trouve que ce que nous avons su faire est formidable, si nous n'avions pas fermé nos frontières, nous aurions 1,5 à 2 millions de personnes déjà mortes. On a fait les choses bien, désormais (...) on comprend cette maladie, personne ne la comprenait parce que personne n'a jamais rien vu de tel", a-t-il poursuivi au sujet de l'épidémie.
Jules Pecnard Journaliste BFMTV