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En déplacement à la frontière avec le Mexique, Trump déclare qu'il n'y a "rien de tel qu'un mur"

Donald Trump s'est déplacé jeudi à McAllen, ville texane située sur la frontière séparant les Etats-Unis du Mexique. Il a défendu son projet de mur en quelques déclarations.

Le président américain Donald Trump a défendu jeudi à McAllen, ville texane frontalière avec le Mexique, son projet de mur, source d'un vif conflit avec les démocrates qui a provoqué la paralysie partielle de l'administration fédérale. "C'est du bon sens. Ils ont besoin d'une barrière, ils ont besoin d'un mur. Sans cela, il n'y aura que des problèmes. Et la mort, beaucoup de morts", a lancé Donald Trump, casquette blanche Make America Great Again vissée sur le crâne.

"La roue fonctionne, le mur fonctionne. Rien de tel qu'un mur", a-t-il ajouté lors d'une table ronde, évoquant les migrants illégaux qui profitent selon lui des zones "où il est impossible de déterminer si vous êtes au Mexique ou aux Etats-Unis". Le locataire de la Maison Blanche réclame 5,7 milliards de dollars pour l'ouvrage promis avec force lors de sa campagne. Ses adversaires refusent catégoriquement de débloquer des fonds pour un projet qu'ils jugent "immoral", coûteux et inefficace. Face à l'impasse, Donald Trump répète à l'envi qu'il pourrait invoquer une procédure d'"urgence nationale".

La tentation de l'urgence

"Nous avons le droit absolu de déclarer une urgence nationale et c'est une question de sécurité. C'est une urgence nationale. Si vous regardez ce qu'il se passe", a plaidé le président américain, interrogé par la chaîne Fox News au cours de ce déplacement, tout en estimant possible de trouver un accord avec le Congrès. "Il est temps pour le président Trump d'utiliser les pouvoirs d'urgence pour financer la construction d'un mur/barrière à la frontière", a écrit jeudi dans un communiqué l'un de ses fervents soutiens, le sénateur républicain Lindsey Graham. Selon plusieurs médias américains, la Maison Blanche envisagerait de rediriger des fonds d'aide d'urgence pour différents territoires ravagés par des catastrophes, comme Porto Rico, pour financer la construction d'une barrière à la frontière.

Mais une telle décision, conférant au président des pouvoirs extraordinaires, provoquerait très probablement une tempête politico-judiciaire. Le record du shutdown le plus long de l'histoire américaine, 21 jours en 1995-1996 sous Bill Clinton, pourrait tomber si aucun compromis n'est trouvé d'ici vendredi minuit. 

Avec AFP