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Daesh et Al-Qaïda conservent d'importants moyens pour frapper

Un soldat irakien assit sur un Humvee, et des membres des services antiterroristes irakiens à l'est de Mossoul le 10 janvier 2017 (image d'illustration)

Un soldat irakien assit sur un Humvee, et des membres des services antiterroristes irakiens à l'est de Mossoul le 10 janvier 2017 (image d'illustration) - Dimitar DILKOFF / AFP

Malgré plusieurs défaites militaires sur le terrain, les groupuscules jidhadistes possèdent encore d'importantes sources de financement, selon un rapport de l'ONU publié jeudi soir.

Les groupes jihadistes Daesh et Al-Qaïda ont conservé des capacités d'action importantes au cours des six premiers mois de l'année 2017 malgré la pression militaire internationale à leur encontre, selon un rapport d'experts de l'ONU.

L'Europe, cible prioritaire

En dépit de cette pression en Irak et en Syrie, Daesh "est toujours capable d'envoyer des fonds à ses militants hors de la zone de conflit" moyen-orientale, souligne le texte destiné au Conseil de sécurité et circulant depuis jeudi au siège des Nations unies. Les transferts de fonds sont souvent réalisés avec de petites sommes, les rendant difficiles à détecter.

Les sources de financement de Daesh n'ont pas changé fondamentalement, reposant toujours sur l'exploitation du pétrole et l'imposition de taxes à la population locale, note aussi le document.

Réalisé par des experts mandatés pour suivre l'application des différentes résolutions et des sanctions adoptées contre les deux groupes jihadistes, le texte de 24 pages relève que Daesh "continue de motiver et de rendre possible des attaques" hors du Moyen-Orient. Comme en Europe qui demeure une "région prioritaire" pour des attaques par des individus soutenant l'idéologie du groupe.

Implantation en Asie

L'organisation jihadiste veut s'établir en Asie du sud-est comme le montrent les récents combats dans le sud des Philippines, ajoute le rapport en relevant par ailleurs que le nombre de membres voulant gagner l'Irak et la Syrie continue de décroître.

De plus en plus de mineurs seraient en train de quitter les zones de combats au Moyen-Orient. "Leurs expériences, incluant leur participation aux entrainements et à de la violence extrême, comme leur radicalisation (...) réclament une attention particulière et des stratégies", jugent les experts.

"La résistance de Daesh à Mossoul montre que sa structure de commandement et de contrôle n'a pas été complètement cassée et que le groupe reste une menace militaire significative". Outre son utilisation de drones trouvés dans le commerce, Daesh "a développé une capacité de les modifier et de construire ses propres modèles" pour diffuser sa propagande, faire de l'observation ou pour emporter de petites bombes ou explosifs, notent également les experts.

C.Br. avec AFP