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Covid-19: les États-Unis se préparent à une flambée de cas après Thanksgiving

Des passagers font la queue à l'aéroport international de Los Angeles, le 25 novembre 2020, veille de Thanksgiving

Des passagers font la queue à l'aéroport international de Los Angeles, le 25 novembre 2020, veille de Thanksgiving - Patrick T. Fallon © 2019 AFP

Médecins et épidémiologistes alertent sur la probable augmentation du nombre de malades après ces fêtes familiales, alors que certains États connaissent déjà une augmentation des cas.

Les États-Unis s'apprêtent à subir les conséquences d'un Thanksgiving marqué par les déplacements de millions d'Américains à travers le pays, qui devrait conduire à une flambée des cas de Covid-19, alors que le pays connaît déjà un pic d'hospitalisations.

Après un week-end de célébrations familiales, "nous pourrions voir une nouvelle flambée s'ajouter à la flambée" actuelle des nouvelles contaminations au coronavirus, a prévenu dimanche le directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses, Anthony Fauci.

"La situation va empirer"

"Je veux être clair avec les Américains, la situation va empirer dans les prochaines semaines", a renchéri le médecin en chef des États-Unis, Jerome Adams.

Des millions de personnes ont pris l'avion dans la seule journée qui a précédé la fête de Thanksgiving jeudi dernier, un nombre record depuis le début de la pandémie dans le pays en mars, selon l'agence TSA, chargée des contrôles de sécurité dans les aéroports. Plusieurs Etats avaient déjà connu une hausse des nouvelles infections après le long week-end du "Memorial Day" fin mai, qui rend hommage aux forces armées américaines.

"Nous nous apprêtons à connaître cette flambée (de cas) post-Thanksgiving, avec trois, quatre, dix fois plus de malades à travers le pays", qu'en mai a averti le Dr Deborah Birx, coordinatrice de la cellule de crise sur le coronavirus de la Maison Blanche.

Les hospitalisations dues au Covid-19 connaissent un pic dans le pays avec plus de 90.000 personnes hospitalisées actuellement, a rappelé la responsable. Dimanche soir, 140.651 cas et 822 décès ont été enregistrés sur les dernières 24 heures, selon le comptage de l'université Johns Hopkins qui fait référence. Pays le plus endeuillé au monde par la pandémie, les États-Unis totalisent plus de 266.000 morts et 13,3 millions de cas.

Des restrictions toujours pas levées

Dans ce contexte, le Dr Fauci a expliqué ne pas envisager un relâchement des recommandations à ne pas voyager ou des restrictions sanitaires avant Noël. Dans certains États comme en Californie, de nouvelles restrictions ont même été mises en place face à la remontée des cas: un couvre-feu à été décrété à San Francisco et Los Angeles a interdit la plupart des rassemblements publics et privés à partir de lundi.

"Fermez les bars et gardez les écoles ouvertes", a exhorté Anthony Fauci. Un conseil qu'a semblé suivre le maire de New York annonçant la réouverture à partir de lundi des établissements scolaires, qui avaient fermé le 18 novembre déclenchant une vive polémique.

L'immunologue a toutefois cherché à rassurer ses concitoyens en rappelant qu'un vaccin serait disponible dès décembre pour les personnes les plus à risque de développer une forme grave de la maladie. "Il y a vraiment une lumière au bout du tunnel", a-t-il lancé.

Une gigantesque opération logistique s'est mise en place pour acheminer les vaccins et des doses de celui des entreprises Pfizer et BioNTech ont été transportées de la Belgique vers les États-Unis, ont rapporté dimanche plusieurs médias américains. Le vaccin Pfizer/BioNTech se prévaut d'une efficacité de 95% contre le virus et pourrait être autorisé par l'Agence américaine des médicaments (FDA) peu après le 10 décembre.

S. V. avec AFP