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Burkina: Hollande veut des élections rapidement

François Hollande et Blaise Compaoré lors d'un sommet sur l'Afrique à l'Elysée, le 6 décembre 2013.

François Hollande et Blaise Compaoré lors d'un sommet sur l'Afrique à l'Elysée, le 6 décembre 2013. - ALAIN JOCARD - AFP

Depuis le Canada où il est en visite, François Hollande a appelé l'armée burkinabè à transférer le pouvoir à la société civile du Burkina Faso. Il a également précisé le rôle de la France dans le départ du président déchu, Blaise Compaoré.

Attentif dès les premières heures des manifestations au Burkina Faso, le président François Hollande l'est resté jusqu'à la chute de Blaise Compaoré, président déchu et forcé au départ, vendredi dernier.

Depuis le Canada où il est en visite, François Hollande a de nouveau souligné l'importance qu'il attachait à la situation politique au Burkina Faso, appelant l'armée burkinabè à transférer le pouvoir à la société civile "dans les prochaines heures", pour que ces nouvelles instances organisent des élections dans la foulée. Depuis la chute de Blaise Commpoaré, le nouvel homme fort du pays est en effet un militaire, le lieutenant-colonel Zida.

Le rôle de la France dans le départ de Compaoré

Il a également précisé le rôle de la France dans le départ du président déchu, Blaise Compaoré, indiquant que la France avait fait en sorte que "l'évacuation (du président) Blaise Compaoré puisse se faire sans drame" mais "sans y participer" elle-même, quand le président burkinabè a été chassé vendredi par une mobilisation populaire massive et a trouvé refuge en Côte d'Ivoire.

François Hollande a insisté sur les deux points essentiels de la politique française dans ce type de crise politique en Afrique: d'abord, "saluer les peuples quand ils arrivent à maîtriser ces situations" et ensuite "faire en sorte que des élections puissent avoir lieu".

"Pour qu'elles puissent se tenir, il faut que ce soit un pouvoir civil qui puisse le faire, ce qui normalement doit être mené à bien dans les prochaines heures" au Burkina Faso, a-t-il ajouté.

Quand Hollande demandait à Compoaré de partir

"Dès le début de cette crise, la France a joué son rôle et mis en garde" le président burkinabè, a déclaré François Hollande en soulignant lui avoir conseillé par écrit "de ne pas engager (...) la révision de la Constitution, qui pouvait l'exposer à une incompréhension et un rejet, ce qui s'est d'ailleurs produit".

Dès les premières manifestations populaires, la France a "fait passer les mêmes messages" sur l'organisation d'élections, a-t-il poursuivi. Avec une situation qui se dégradait au fil des heures, "j'ai fait une déclaration (vendredi) demandant à Blaise Compaoré de prendre les bonnes décisions, c'est-à-dire de partir. C'est ce qu'il a fait dans les heures qui ont suivi", a poursuivi le président français.

S. C. avec AFP