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Barack Obama prend acte de « l' humiliante » défaite de son camp

Prenant acte de la gifle subie par le camp démocrate aux élections de mi-mandat aux Etats-Unis, Barack Obama a promis mercredi de chercher à travailler avec les républicains tout en fixant les limites à ne pas franchir par une opposition revigorée. /Photo

Prenant acte de la gifle subie par le camp démocrate aux élections de mi-mandat aux Etats-Unis, Barack Obama a promis mercredi de chercher à travailler avec les républicains tout en fixant les limites à ne pas franchir par une opposition revigorée. /Photo - -

Prenant acte de la gifle subie par le camp démocrate aux élections de mi-mandat aux Etats-Unis, Barack Obama a promis mercredi de chercher à travailler avec les républicains tout en fixant les limites à ne pas franchir par une opposition revigorée.

Lors d'une conférence de presse à la Maison blanche, le président américain a confié avoir enduré une «longue nuit » à comptabiliser les gains du Grand Old Party, qui a repris le contrôle de la Chambre des représentants et largement réduit la majorité démocrate au Sénat.

« Je suis impatient de réunir les membres des deux partis pour mettre au point des mesures permettant d'aller de l'avant », a déclaré Barack Obama.

« Je ne dis pas que cela sera facile. Je ne prétends pas que nous parviendrons à aplanir toutes les divergences et à résoudre tous les désaccords », a-t-il cependant ajouté.

Les républicains ont raflé au moins 60 sièges aux démocrates à la Chambre des représentants. Il s'agit du plus important transfert de sièges depuis 1948, quand les démocrates en avaient gagné 75 à la Chambre.

« Il y a des soirées électorales plus drôles que d'autres. Certaines sont grisantes, d'autres sont humiliantes », a commenté Barack Obama d'un ton sobre, esquissant occasionnellement quelques sourires.

Limites

L'heure n'était plus à la rhétorique enflammée de la campagne, quand Obama s'en prenait au programme des républicains en dénonçant des politiques économiques selon lui discréditées par la crise. Mais le président, qui dispose du droit de veto, a maintenu des positions qu'il tenait avant le scrutin.

Il a ainsi jugé que l'une des priorités du Congrès était de limiter l'extension des avantages fiscaux accordés par son prédécesseur George W. Bush aux foyers gagnant moins de 250 000 dollars annuellement, alors que les républicains veulent les prolonger pour tous les Américains.

Il a estimé que l'élection n'était pas le reflet d'un refus de sa réforme de l'assurance-maladie, que les républicains promettent déjà de supprimer.

« Si les républicains ont des idées sur des moyens d'améliorer notre système d'assurance-santé, s'ils souhaitent suggérer des modifications qui permettront une réforme plus rapide et plus efficace (...), je serai heureux d'examiner ces idées », a-t-il déclaré.

Obama a estimé qu'il avait progressé sur le front de la situation économique mais qu'elle ne s'était pas redressée suffisamment et que le résultat des élections témoignait de la frustration des Américains à cet égard, alors que le chômage affecte 9,6% de la population active.

« A l'évidence, trop d'Américains n'ont pas senti les progrès réalisés jusqu'ici et c'est ce qu'ils nous ont dit hier. En tant que président, j'en prends la responsabilité ».

Les Américains, a-t-il ajouté, s'inquiètent de l'ampleur des déficits, mais la réduction des dépenses ne devra pas toucher l'éducation et la recherche.

« Dans ces discussions sur le budget, l'essentiel sera de pouvoir distinguer entre ce qui n'ajoute pas à la croissance, ce qui n'est pas un investissement pour l'avenir, et ces domaines absolument indispensables pour nous permettre d'augmenter les emplois dans le futur », a insisté Barack Obama.

« Les élections (...) signifient pour moi qu'il faut que je fasse un meilleur travail, comme chacun à Washington ».

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