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Vol d'AirAsia disparu: Rémi Plesel, le copilote français, rêvait d'être pilote

Rolande Plesel, la mère de Rémi, confie avoir peu d'espoir de retrouver son fils vivant.

Rolande Plesel, la mère de Rémi, confie avoir peu d'espoir de retrouver son fils vivant. - BFMTV

Ancien ingénieur chez Total, ce Martiniquais est devenu pilote de ligne il y a trois ans, à l'âge de 42 ans. Sa famille est bouleversée.

Au lendemain de la disparition du vol QZ8501 d'AirAsia entre l'Indonésie et Singapour, l'espoir de retrouver des survivants s'est amenuisé. Selon les autorités indonésiennes, l'avion se serait écrasé en mer une heure après son décollage, notamment à cause de mauvaises conditions météorologiques.

Ingénieur avant d'être pilote

Un Français se trouvait parmi les 162 personnes à bord: il s'agit de Rémi Plesel, 45 ans, copilote de l'avion. Martiniquais d'origine, Rémi Plesel avait rejoint la métropole à l'âge de 18 ans pour poursuivre ses études, raconte Martinique Première. Ingénieur chez Total durant plusieurs années, l'homme avait opéré une reconversion surprenante pour réaliser un rêve d'enfant: devenir pilote d'avion.

A l'âge de 42 ans, Rémi Plesel est ainsi devenu pilote de ligne, et membre de l'association des pilotes professionnels antillo-guyanais. Dimanche, lors du vol entre l'Indonésie, où il réside avec sa compagne, et Singapour, l'homme comptait un peu plus de 2.000 heures d'aviation au compteur, épaulant un pilote indonésien qui avait pour sa part assuré près de 20.000 heures dans les airs, rapporte LeFigaro.fr.

"On ne retrouve jamais de survivant"

Sur BFMTV, sa mère, Rolande, les traits tirés, a exprimé son émotion. "A trois heures du matin, la compagne de Rémi nous a appelé pour donner l'information. Elle nous a dit que l'avion que Rémi conduisait est tombé." Elle qui a déjà perdu un autre fils il y a huit ans selon Martinique Première garde espoir, mais reste peu confiante. "A chaque fois qu'un avion est tombé, on n'a pas retrouvé de survivant."

La soeur de Rémi, interrogée par RTL, est tout aussi pessimiste. "On est tristes, affligés. On aimerait bien que l'avion soit retrouvé, qu'on nous explique comment ça s'est passé, et savoir si on peut se rendre sur place." Elle garde le souvenir d'un frère "très professionnel". "Depuis très jeune, c'était son rêve. Il parlait couramment anglais. C'était un très bon pilote, un excellent même". Le dernier contact qu'elle a eu avec lui remonte au lendemain de Noël. "Il reprenait son travail le lendemain."

Alexandra Gonzalez