BFMTV

Sri Lanka: les églises rouvrent leurs portes ce dimanche, deux semaines après les attentats

Attentats au Sri Lanka : le bilan des victimes s’alourdit encore, 359 morts

Attentats au Sri Lanka : le bilan des victimes s’alourdit encore, 359 morts - SFR Presse

Les églises sri-lankaises célébreront à nouveau la messe ce dimanche, deux semaines après les attentats de Pâques qui avaient causé la mort de 253 personnes.

Deux semaines après les attentats de Pâques qui ont tué 253 personnes dans trois églises chrétiennes et trois hôtels de luxe au Sri Lanka, les églises catholiques célébreront à nouveau des messes publiques, sous haute surveillance, ce dimanche.

L'Eglise catholique est soucieuse de s'assurer de la situation sécuritaire avant de reprendre les offices quotidiens et suit de près les enquêtes gouvernementales sur les attentats, a déclaré l'archevêque de Colombo.

Alors que l'état d'urgence a été déclaré après les attentats et que plus de 150 suspects ont été arrêtés, les écoles restent fermées. Et toutes les organisations politiques ont annulé leurs manifestations prévues mercredi pour le 1er mai en raison d'inquiétudes sécuritaires.

En revanche, le gouvernement a annoncé ce mardi la levée du blocage des réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp, Viber et YouTube) qui avait été décidé après les attentats afin d'empêcher la diffusion d"informations incorrectes et fausses".

Un nombre réduit de messes pour commencer

"Le 5 mai, nous allons reprendre les messes", a déclaré à le cardinal Malcolm Ranjith. "Mais nous commencerons avec un nombre réduit de messes et verrons si nous pouvons les accroître petit à petit en fonction des développements de la situation".

Certaines églises seront équipées de détecteurs de métaux et tous les fidèles seront fouillés avant d'entrer, ont précisé les autorités. Des soldats ou des policiers seront postés devant les bâtiments.

Un cardinal sous haute protection

Dimanche, une semaine après le carnage, le cardinal Ranjith a célébré une messe privée diffusée en direct à la télévision. Le domicile du cardinal est gardé par les forces de sécurité mais il a retourné au gouvernement la limousine blindée qui lui a été fournie.

"Je n'ai pas peur. Je n'ai pas besoin de véhicules blindés pour me déplacer. Le Seigneur est mon protecteur", a-t-il dit. "Mais je veux la sécurité pour mon peuple et pour le pays"."Nous ne savons pas comment progressent les investigations", a-t-il poursuivi. "On nous dit que les suspects détenus donnent de bonnes informations mais je ne suis pas sûr qu'il y ait la capacité d'assurer le suivi".

Le prélat a ajouté que le Premier ministre Ranil Wickremesinghe lui avait téléphoné mardi matin pour l'assurer que des recherches étaient effectuées et qu'il n'y avait aucun relâchement des efforts.

Très critique de l'échec des autorités à partager les informations qui avaient averti de possibles attaques jihadistes, il avait également déclaré s'être senti "trahi" par le gouvernement, ajoutant durant la messe privée: "s'ils m'avaient prévenu, j'aurais annulé les messes pascales".

Aude Solente avec AFP