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Pakistan: le vainqueur Sharif doit maintenant former un gouvernement

L'ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif.

L'ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif. - -

Vainqueur des élections de dimanche au Pakistan, le candidat de la Ligue musulmane ne dispose pas d'une majorité absolue, et doit faire face aux immenses défis de son pays, miné par les violences des rebelles talibans.

Vainqueur des élections au Pakistan dimanche, l'ancien Premier ministre Nawaz Sharif vient de lancer des consultations pour former un gouvernement. Une équipe qui aura la tâche de résoudre les graves problèmes économiques et sécuritaires du pays.

À 63 ans, ce retour aux affaires par la grande porte a le goût de la revanche pour Nawaz Sharif. Déposé par le coup d'Etat du général Pervez Musharraf en 1999, il avait dû s'exiler avant de revenir se reconstruire patiemment dans l'opposition.

Sans majorité absolue

Dans la nuit de samedi à dimanche, ses partisans ont célébré avec enthousiasme le retour au pouvoir de son parti, la Ligue musulmane (PML-N, centre droite) à Lahore, où il a prononcé son discours de victoire.

Toutefois, la PML-N n'a pas obtenu la majorité absolue à l'Assemblée nationale, et aura besoin des indépendants ou de former une coalition pour gouverner.

Crise énergétique et insurrection des talibans

En outre, Nawaz Sharif doit faire face aux immenses problèmes du Pakistan, instable géant de 180 millions d'habitants et seul pays musulman doté de l'arme nucléaire.

Sur le front économique, il devra résoudre la grave crise énergétique, notamment les pénuries d'électricité. Au niveau budgétaire, nombre d'analystes estiment que le Pakistan devra demander sous peu un nouveau prêt au Fonds monétaire international (FMI).

Côté sécuritaire enfin, Nawaz Sharif hérite d'un pays miné par l'insurrection des rebelles talibans. Samedi, jour du scrutin, une dizaine d'attentats ont fait 26 morts à travers le pays.


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