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La "Raspoutine" coréenne condamnée à trois ans de prison

Choi Soon-Sil, le 16 janvier 2017 à la cour constitutionnelle de Séoul, en Corée du Sud.

Choi Soon-Sil, le 16 janvier 2017 à la cour constitutionnelle de Séoul, en Corée du Sud. - Kim Hong-Ji - pool - AFP

L'ex-confidente de l'ancienne présidente sud-coréenne pourrait écoper de dizaines d'années d'emprisonnement si elle est reconnue coupable de l'ensemble des chefs d'accusation.

Choi Soon-Sil, ex-confidente de l'ancienne présidente sud-coréenne Park Geun-Hye, a été condamnée vendredi à trois ans de prison pour avoir soudoyé des employés d'une prestigieuse université, dans un volet du retentissant scandale qui a entraîné la destitution de l'ex-présidente.

Il s'agit de la première condamnation prononcée contre Choi Soon-Sil, qui pourrait se voir infliger des dizaines d'années d'emprisonnement si elle est reconnnue coupable de l'ensemble des chefs dans cette affaire à tiroirs.

Elle a été jugée coupable vendredi d'avoir versé des pots-de-vin à des employés de l'Université pour femmes Ewha pour assurer l'admission en 2014 de sa fille Chung Yoo-Ra et faire en sorte qu'elle ait de bonnes appréciations.

Un ancien doyen de l'Université Ewha a été condamné à deux ans d'emprisonnement, un employé à 18 mois et un professeur a écopé d'une peine avec sursis.

Elle aurait extorqué des dizaines de millions de dollars

Choi Soon-Sil est surtout soupçonnée d'avoir profité de sa proximité avec l'ancienne chef de l'Etat pour extorquer des dizaines de millions de dollars des grands conglomérats comme Samsung.

L'héritier du fabricant de smartphones, Lee Jae-Yong, également sur le banc des prévenus, a démenti pendant le procès avoir demandé des faveurs à l'ex-présidente. Sa ligne de défense est que son groupe - qui pèse un cinquième du PIB sud-coréen - a été la victime d'un chantage de Park Geun-Hye et Choi Soon-Sil.

On prêtait une influence très forte sur Park à Choi, surnommée "Raspoutine" par les médias, qui n'occupait aucune position officielle et n'avait aucune habilitation en matière de sécurité.

La Cour constitutionnelle a confirmé la destitution de l'ancienne présidente sud-coréenne début mars, ce qui a eu pour conséquence de lever son immunité. Elle a été incarcérée et est désormais jugée, notamment pour corruption et abus de pouvoir.

L.A., avec AFP